Passation de service au ministère de l’intérieur et de la sécurité publique: Zinzindohoué n’a pas remercié la haute autorité

Publié le par MJPAC-ABT

armand zinzindohoue limoge soucieuxQui l’eût cru ? Pour une première fois, l’ex-petite autorité n’a pas cru devoir  remercier la ‘’haute autorité’’  comme il est  aujourd’hui de coutume  où le ministre sortant  s’emploie à ce salamalec qui consiste à remercier Boni Yayi de l’avoir nommé, patati patata. Même Soulé Mana Lawani, arraché au ministère des finances contre les règles de l’art en matière de développement et surtout de la bonne gestion du ministère de l’économie et des finances, a respecté la tradition. Il a remercié Boni Yayi de l’avoir nommé. Le fait que Armand Zinzindohoué à qui il a été collé à la peau ‘’Monsieur la haute autorité’’  du fait de son allégeance ambiante et surtout publique à Boni Yayi qu’il sait si bien couvrir d’éloges, de bonnes paroles et de jolis qualificatifs pour orner et mettre à l’aise l’orgueil du président, n’ait pas sacrifié à cette tradition, cache quelque chose de très grave. Armand Zinzindohoué a définitivement tourné dos à Boni Yayi. Ce qui signifie qu’il peut à tout moment monter au créneau et mettre à nu les cafards du chef. Les raisons qui ont conduit aux persécutions dont il a été l’objet à son limogeage, en disent long sur l’ambiance électrique qui a prévalu au cours de son entretien avec Boni Yayi à quelques secondes de son départ. En effet, et pour la petite histoire, c’est à travers une cassette que lui a joué Boni Yayi en présence de certains témoins que Zinzindohoué a appris les chefs d’accusation portés contre lui par le tristement célèbre Tégbénou. Déçu de voir que sa ‘’haute autorité’’ tombe dans ce genre de considérations pour en arriver à vouloir inculper son ministre par les déclarations d’un quidam illettré, malhonnête et peu recommandable, Armand Zinzindohoué a haussé le ton devant son chef. Il a même menacé de donner une conférence de presse pour éclairer la lanterne des populations sur la nature des accusations portées contre sa personne et qui ont suffi pour que le chef le limoge. En entendant cela, Boni Yayi qui est hystérique devant ce genre de propos, où on le menace de sortir ses cafards,  a mis en branle le plan B : isoler Zinzindohoué  de  tout ce qui est micro et caméra  et le soumettre à tout ce qui est torture du siècle de quoi amocher son moral et le rendre dingue, au besoin pour l’éloigner de l’humanité. C’est ce qui explique la série d’humiliations qu’on a fait subir à monsieur la ‘’haute autorité’’ contre toutes les normes légales en la matière. Et c’est pour dire qu’il n’a pas renoncé à sa menace de se confier aux médias surtout qu’on l’a fait client de la Haute Cour de Justice que Armand Zinzindohoué a osé défier l’orgueil présidentiel en privant Boni Yayi de la symphonie à laquelle il est habitué lors des passages de témoin dans les ministères. Armand Zinzindohoué, très consciemment a omis de remercier le roi du Changement, sa majesté ‘’la haute autorité’’ dont ‘’la petite’’ voulait faire du règne un manoir d’éloges, de louanges et de slogans à sa gloire. Et cela, c’est un manquement grave qui peut égratigner l’ire de sa majesté.

Aboubakar Takou
Journal LE BENINOIS LIBERE  27/07/10

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Publié dans Politique nationale

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