Maître Lionel Agbo sur Golfe Tv :« Il existe au palais des forces agissant contre l’intérêt du peuple »
« Personne ne m’a rabattu le caquet ». C’est par ces termes que s’est défendu maître Lionel Agbo contre des rumeurs qui font état des pressions qui auraient été exercées sur lui suite à ses fracassantes déclarations de janvier 2008 sur un projet de déstabilisation entrepris par certain journalistes et des hommes d’affaires, contre la personne du chef de l’Etat. En s’exprimant sur cette question qui a agité l’actualité politique nationale, le Porte-parole du président de la République a réfuté toute volonté de museler la presse béninoise. Il a indiqué que ses prises de positions mal interprétées ont été utilisées par certains assistants du chef de l’Etat pour l’écarter des arcanes du pouvoir. « Autour du chef de l’Etat, il existe des forces concentriques qui n’agissent pas toujours dans l’intérêt du peuple » a reconnu l’invité. » Et le président, au début de son mandat a été embourbé dans les fausses informations qui lui étaient transmises » a-t-il ajouté. L’homme connu pour ses métaphores éloquentes, a affirmé avoir bien observé et analysé les actions du chef de l’Etat durant la longue période de retraite qu’il a traversée volontaire. « J’ai pratiqué Boni Yayi… et je suis heureux de constater que ses méthodes de gestion se sont améliorées ». Se prononçant sur le climat politique existant entre Yayi Boni et les leaders des partis politiques de l’opposition non déclarée, Maître Lionel Agbo a révélé que certains de ces leaders tombent aujourd’hui dans leur propre piège. Car a-t-il confié, il existe une disposition élaborée sous l’administration du président Mathieu Kérékou, qui dénie le droit aux membres des partis de l’opposition d’être nommés par le gouvernement à un poste de responsabilité. Pour lui, les difficultés rencontrées par le gouvernement de Yayi Boni ne doivent pas l’empêcher de réussir son mandat. A cet effet, a-t-il martelé, il faut l’accompagner à exécuter son programme d’action pendant son quinquennat. Il n’exclut pas que le peuple renouvelle au chef de l’Etat son mandat. Réagissant à la polémique que nourrit la démission du député Rachid Gbadamassi, il met en doute la véracité des informations qui soulignent que l’honorable aurait touché 2 milliards, de franc Cfa. « Gbadamassi ne vaut pas 2 milliards, c’est de l’enfantillage …mais je n’ai jamais dit qu’il n’a rien pris. » a-t-il déclaré. Enfin, à propos de la réalisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi), il a fait savoir qu’une étude technique a pu montrer que la cartographie censitaire, le recensement des électeurs et la délivrance des cartes d’électeurs peuvent se faire en 18 mois. « Et avec cette Lépi, on pourra atténuer les fraudes électorales », a-t-il rassuré.
Allégresse Sassé (Stag)
Journal LE MATINAL 25/05/09
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