Tentative d’imposition de la pensée unique et de la dictature au Bénin: L’Udps condamne la déclaration de Nicaise Fagnon
Le samedi 02 Mai 2009, un groupe de citoyens béninois, venus de divers départements de notre pays a choisi de tenir à Dassa-Zoumè, une commune du département des Collines, « une journée de réflexion sur la situation politique de notre Etat ». Suite à cette manifestation officiellement autorisée, il s’en est suivi, le même jour, une autre manifestation non autorisée cette fois ci, à la tête de laquelle se trouvait le Ministre Nicaise Fagnon. C’est compte tenu du caractère anti-démocratique, régionaliste, ethnocentrique, épidermique, voire fascisant, des déclarations du Ministre Fagnon Nicaise lors de cette marche ,que le Bureau Exécutif national de l’union pour la démocratie et le progrès Social ( Udps) ,un des partis fortement impliqués dans l’animation politique dans le département des Collines et particulièrement dans les Communes de Dassa-Zoumè et de Glazoué, s’est réuni le samedi 09 Mai 2009 et a, entre autres, décidé de faire connaître sa position à propos de cette riposte malheureuse et infamante pour l’image de la ville et de la commune de Dassa-Zoumè.La Constitution du 11 Décembre 1990, garantit la liberté d’expression, d’association, de réunion…. pour tout citoyen ou groupe de citoyens béninois sur toute l’étendue du territoire national.
En conséquence, tout parti politique, toute ONG ou Association peut décider de tenir ses assises en n’importe quel lieu de notre pays, pourvu qu’il (elle) se conforme aux dispositions légales.
Le groupe des jeunes qui s’est réuni à Dassa-Zoumè le 02 Mai 2009 a bien compris cela en sollicitant et en obtenant une autorisation par le biais de Monsieur BADJAGOU Germain.
Pourquoi alors cette hargne du Ministre FAGNON à l’endroit de jeunes qui comme lui, ont le droit de participer à leur manière, à l’animation de la vie politique et à la construction de notre commune patrie ?
Pourtant, après les multiples marches de soutien au Président Boni YAYI qu’on observe dans le pays en général et à Dassa-Zoumè en particulier, on n’a jamais enregistré de contre –marches organisées par des groupes ne soutenant pas l’action du Président Boni YAYI !
Le Ministre FAGNON est – il vraiment conscient qu’il a violé la loi fondamentale de la République le 02 Mai 2009 à Dassa ? Car ses fans ont déclaré dans le N° 1485 du journal « Télégramme » du vendredi 08 mai 2009, que le Ministre est prêt à recommencer l’opération si l’occasion lui en était redonnée.
Ou bien est-ce à une stratégie de musellement du peuple à des fins inavouées, savamment mise au point par le régime actuel, qu’obéit FAGNON ? Car force est de constater, depuis un certain temps, que certains responsables ou autorités de l’Administration territoriale ( préfets de départements, maires…), prennent des dispositions pour empêcher les droits de réunions et d’expressions à des béninois,dans certaines localités de notre pays. Et pour quelle cause ?
Le Ministre FAGNON Nicaise doit revisiter l’histoire de notre pays en général et celle des peuples des communes de Dassa-Zoumè et de Glazoué en particulier. Les peuples de ces deux communes préfèrent : la paix, la justice, la liberté de parole, l’esprit de partage, la tolérance, le respect de la pensée de l’autre, le droit à la différence, la démocratie à la base, la cohabitation avec toutes les communautés ethniques de notre pays…
C’est pourquoi l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social ( U.D.P.S) s’insurgent contre les déclarations et comportements du Ministre FAGNON Nicaise le 02 Mai 2009 à Dassa-Zoumè et dit : NON à la tentative d’imposition de la pensée unique et de la dictature dans notre pays ! NON à la confiscation des libertés d’expression et de réunion dans notre pays ! NON à la remise en cause de la démocratie dans notre pays !
L’UDPS réaffirme aux populations de Dassa et de Glazoué que ces deux communes ne peuvent être et ne sont pas la chasse gardée de qui que ce soit.
Elle invite par conséquent toutes les populations des communes de Dassa et de Glazoué au calme, à l’esprit de discernement, de tolérance et de respect mutuel.
En avant pour la sauvegarde des libertés chèrement acquises au lendemain de la Conférence Nationale de février 1990
Fait à Cotonou, le 09 Mai 2009
Pour le Bureau Exécutif National de l’UDPS : Le Président Pierre Dagbégnon L. ORE
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