Présentation du secrétaire général du ministère des Affaires étrangères: Jean-Marie Ehuzu crée la confusion dans son département

Publié le par ABDOULAYE BIO TCHANE

Le nouveau secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration Africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur Pamphile Goutondji a été installé le mercredi 03 juin 2009. Longtemps resté vacant, les prérogatives du désormais « numéro 2 bis » du ministère, sera de disposer des affaires administratives, à en croire le ministre. Mais lorsqu’on sait que dans nombre de pays africains et au Bénin, la hiérarchie dans les ministères, évolue du ministre, son directeur de cabinet jusqu’au dernier agent préposé, on a du mal à s’imaginer comment le directeur du cabinet du ministre et son adjoint vont bien vouloir se partager les tâches avec le nouveau baron adjoint des lieux. Le ministre innove donc. Aussi, lorsqu’on sait toute la cacophonie administrative préexistante dans nos ministères et qui entraînait déjà une lourdeur administrative qu’on aurait souhaitée que le vent du Changement emporte, l’on ne peut que s’inquiéter pour les usagers de ce ministère qui se veut « particulier ». En réalité, ce n’est pas la nomination en soit qu’il faille craindre, mais toute l’importance qu’on l’y accorde. De mémoire de Béninois, jamais l’installation officielle du secrétaire général d’un ministère n’a autant fait de remous. Il est aussi crucial de repréciser que dans aucun ministère de notre pays, l’on accorde autant d’autorité à un secrétaire général, jusqu’à ce qu’on l’assimile au « numéro 2 » du département, quitte à rivaliser avec le directeur du cabinet et son adjoint et à faire de son installation officielle, un événement de référence. C’est bien beau de copier les Occidentaux, mais c’est encore mieux quand on sait tropicaliser ces innovations aux réalités immuables de nos administrations africaines et béninoises en particulier. Seulement, cela ne devrait guère nous étonner car toutes ses spéculations administratives et formulations hystériques, ressemblent éminemment au régime en place. Le cas de l’African Investment Bank en donne l’illustre exemple.

Eugène Sènou LOKO
Journal 24 HEURES AU BENIN   09/06/09
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Publié dans Politique nationale

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