Appelé à démissionner de la tête de l’hotel de ville de Malanville:Le maire Issaka Bako soutenu par les populations
Sommé par 14 conseillers Fcbe de démissionner de son poste au plus tard le 31 mai 2009, le maire de Malanville Issaka Bako de retour d’un voyage en France, a été accueilli triomphalement le jeudi 11 Juin 2009 par les populations.Le collectif des conseillers des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) de la commune de Malanville a essuyé un cuisant échec suite au retour triomphal du maire Issaka Bako, d’une mission de l’Association des communes de l’Alibori (Apida) dans la Région de Picardie en France. En effet, le retour du maire Issaka Bako à Malanville a été l’occasion d’une grande fête pour ses administrés venus nombreux l’accueillir. Ce soutien des populations au maire témoigne qu’elles n’épousent pas l’idée des 14 conseillers selon laquelle le maire doit démissionner de son poste. Car, qu’il vous souvienne, il y quelques semaines, précisément les 28 et 29 avril 2009, des badauds, visiblement manipulés et commis à la tâche, ont tenté de saccager les biens de la commune notamment les bureaux de la mairie. Dans une correspondance Fcbe adressée au maire les 14 conseillers ont demandé à l’autorité de déposer sa démission, en brandissant comme argument les violentes manifestations qui seraient l’expression des administrés. « Les populations dans leur grande majorité rejettent l’élection du maire… », ont-ils souligné. Curieusement, ce sont ces populations estimées à plus de 10 mille personnes qui sont venues accueillir le maire à Bodjecali et l’ont accompagné jusqu’au centre ville de Malanville. 24 heures après, le ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance locale et de l’Aménagement du territoire est descendu dans la commune de Malanville. Alassane Séïdou, conformément à la décision prise en conseil des ministres le 09 juin 2009, était en tournée d’information et de sensibilisation à l’endroit des personnels de la santé sur les enjeux du dossier de paiement de leurs primes pour une reprise de service. A cette occasion, les 14 conseillers ont cru devoir profiter de sa présence pour étaler les problèmes qu’ils ont avec le maire. Mais le ministre Alassane Séïdou n’a rien pu faire.
Jean-Claude Kouagou (Br Borgou-Alibori)
Journal LE MATINAL 15/06/09
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