Saison de pluies à Cotonou:La population souffre le martyr

Publié le par ABDOULAYE BIO TCHANE

Les pluies torrentielles qui s’abattent depuis quelques jours sur Cotonou ont provoqué des inondations à nul doute pareil. C’est encore un casse-tête pour les paisibles populations en proie à l’insalubrité notoire et aux maladies. Il est de notoriété qu’à Cotonou, chaque année et pendant la saison des pluies la capitale économique est inondée.
Les pluies de ces derniers jours en disent long. Toutes les rues sont inondées et impraticables et il est difficile de marcher sans mettre les pieds dans l’eau ou au pire des cas, retrousser son pantalon, sa jupe ou son pagne. Ce spectacle qui, loin d’être ridicule mérite une réflexion profonde de la part des autorités en l’occurrence, celles en charge de l’assainissement de la ville. Et pourtant jusque-là rien n’y fit pour éviter ce désagrément que subit la population. Depuis des mois déjà, et ce, avant la saison des pluies, la mairie de Cotonou ne cesse d’effectuer des descentes dans les zones réputées inondables. Elle s’est donnée pour objectif de réaliser le projet de la théorie des 3 CI. (Cotonou en Campagne Contre l’Inondation). La réalité est là et tout porte à croire que, plus les années avancent, plus l’inondation envahit la ville, quelles solutions convient-il d’adopter face alors à ce phénomène cyclique qui perdure et qui constitue un os dans la gorge des cotonois ?. Il faut noter que Cadjèhoun-kpota qui était entre temps épargné de l’inondation est désormais dans la danse, malgré sa position géographique. Si rien n’est fait, la ville risque de se retrouver sous l’eau dans quelques années. C’est dire donc que la mairie de Cotonou a du fil à retordre. C’est le moment plus que jamais de prendre le taureau par les cornes pour arrêter l’hémorragie, afin d’éviter les noyades, les électrocutions et d’éventuels sans abris. Il faut ajouter que la destruction des bétails et des vergers n’est pas à occulter. La pluie bien qu’étant nécessaire et indispensable à la vie de l’homme occasionne pourtant d’énormes dégâts matériels et est source de plusieurs maladies. Or, Cotonou qui se trouve déjà confronté aux problèmes d’insalubrité notoire, doit faire face aux affres de la pluie. Ces temps pluvieux favorisent également la prolifération des maladies comme le paludisme et les maladies diarrhéiques, notamment la diarrhée, le choléra et autres. Face à cet état de chose, que faire ? Quand on sait que certains citoyens cohabitent avec des ordures, ceux vivant au bord des lagunes constituent des exemples édifiants. L’essentiel n’est plus au projet sur papier mais à la faisabilité. C’est pourquoi, la mairie de Cotonou doit prendre des solutions idoines afin de permettre aux populations concernées de se mettre à l’abri de toutes maladies susceptibles de porter atteinte à leur santé.

Madeleine Assogba
Journal LE MATINAL  22/06/09
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Publié dans Politique nationale

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