Dans le département du Mono : Mathurin Nago fait des constats et recense les besoins

Publié le par ABDOULAYE BIO TCHANE

Dans le souci de traduire les besoins des populations en actes législatifs, Mathurin Coffi Nago, président de l’Assemblée Nationale, à la tête d’une forte délégation des parlementaires était jeudi et vendredi derniers dans le département du Mono. Il entend par cette visite de terrain expliquer aux populations le rôle des députés, contrôler les actionsdu gouvernement et l’interpeller au besoin.
" Au parlement, nous échangeons beaucoup, nous discutons mais toujours nous nous entendons ". Ainsi s’exprimait le président de l’Assemblée Nationale pour expliquer qu’au delà des malentendus observés au parlement, les députés parviennent à harmoniser les points de vue pour la sauvegarde des intérêts du peuple. La cinquième législature contrairement aux intentions qu’on lui prête partant des divergences politiques, a étudié et voté une trentaine de lois qui participent au progrès de la nation. Mathurin Coffi Nago en veut pour preuve le vote de projet de code de procédure civile commerciale et administrative qui contient 1350 articles. L’autre étape qu’ont franchi brillamment les parlementaires est relative à la liste électorale permanente informatisée (Lepi) pour la crédibilité des élections. Le vote de ces deux projets de loi sont à l’actif de la cinquième législature, après qu’elles ont passé plusieurs années dans les tiroirs de l’Assemblée Nationale. Outre le vote de lois, les députés ont pour mission de contrôler les actions du gouvernement. Pour ne pas toujours le faire dans les locaux du parlement, les députés décident de descendre sur le terrain pour mieux apprécier les réalisations et le niveau d’exécution des travaux ; recenser les besoins des populations et les traduire avec l’accord des autres députés en actes législatifs. C’est la substance des explications qu’ont reçues les populations de Comè, de Grand-Popo, d’Ahtiémé et de Lokossa. Les députés Thomas Ahinou et Basile Ahossi, tous élus de la région du Mono, abondant dans le même sens que le président de l’Assemblée Nationale, ont insisté sur l’importance du contrôle des actions du gouvernement à travers des descentes sur le terrain. Ce qui a permis à la délégation de visiter la piste rurale en construction sur l’axe Adjaha-Djanglanmè Grand-Popo, long de 39 kilomètres. Les députes pendant leur séjour dans le département du Mono sont allés constater le niveau d’exécution du projet d’aménagement de la base vallée du Mono en cours depuis 10 ans dans le village d’Adjovè à Ahtiémé. Avec le maire de Lokossa, les députés ont apprécié la qualité des travaux des 100 logements économiques.

La colère des parlementaires
La satisfaction n’était pas dans le rang des députés après la visite des chantiers. Sur l’axe Adjaha-Grand-Popo via Djanglanmè, les députés ont déploré le retard dans l’exécution des travaux. Pour une piste qui doit être réalisée en 5 mois, elle est à 44% environs de réalisation après 8 mois de travaux. Cela est dû selon les explications des techniciens de l’entreprise Energie Dieudonné en charge des travaux, à l’indisponibilité des fonds du budget national qui finance la construction de la piste à hauteur de 35%. La couche latéritique d’une épaisseur de 10 cm selon les cahiers de charge n’est pas respectée sur toute la ligne. Des parties supposées achevées sur la piste en construction sont déjà en dégradation avancées. Suite à ces constats, les honorables André Dassoundo, Gibril Débourou, député Amissétou Affo Djobo, et sur les instructions du président de l’Assemblée Nationale, l’entreprise Energie Dieudonné a promis corriger les imperfections et livrer les travaux dans deux mois si elle entrait tôt en possession des fonds. La délégation conduite par le président de l’Assemblée Nationale s’est indignée après avoir constaté que 1 milliard 65 millions 911 mille 222 F sont déjà investis sur le site du projet d’aménagement de la basse vallée du Mono à Adjovè sans qu’on ne peut envisager tirer le moindre profit. Or, il y a dix ans plus tôt, des hectares de palmeraies sont détruits sans l’espoir d’apporter un mieux-être aux propriétaires terriens après l’aménagement du site. Mais le projet, à l’étape actuelle, a de fortes de chances de gonfler la liste des éléphants blancs. Les députés ont promis interpeller le gouvernement pour avoir plus d’explications sur le devenir de ce projet d’aménagement hydro agricole.

Patrice SOGLO
Journal LE PROGRES  22/06/09
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Publié dans Politique nationale

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