Réhabilitation de la ville de Porto-Novo: Moukaram Océni dénonce la politique de marginalisation du gouvernement
Le maire de Porto-Novo, Moukaram Océni, était hier dimanche, l’invité de l’émission "cartes sur table" de la radio Océan Fm. Il a démontré comment le gouvernement du président Boni Yayi détourne les avantages de sa ville au profit de celles du Nord du pays.Le maire de Porto-Novo, Moukaram Océni, est sorti de sa réserve hier dimanche sur les antennes de la radio Océan Fm où il était invité. Il a révélé aux Béninois comment le gouvernement du président Boni Yayi crée des difficultés à la cité des "Aïnonvi". A cet effet, M. Océni n’a pas porté de gangs pour déclarer que l’Etat central détourne les projets de la ville de Porto-Novo pour servir Natitingou, Parakou et autres localités du Nord. Il a donné l’exemple de la reconstruction de l’hôpital de Porto-Novo pour éclairer les uns et les autres. Selon ses déclarations, la municipalité de la capitale du Bénin a mis plusieurs jours pour rédiger le dossier de la réhabilitation du plus grand centre de santé de l’Ouémé qu’elle a soumis au gouvernement, en l’occurrence au ministre de l’Urbanisme. Aux dernières nouvelles, il a affirmé avoir appris avec amertume que ce projet est détourné au profit de Natitingou et de Parakou dans le septentrion. « Le budget du Bénin appartient à nous tous », s’est-il désolé. Il est allé plus loin en déclarant qu’un domaine de 20 hectares est gracieusement donné au gouvernement pour la construction d’un hôpital de référence à Porto-Novo. Mais jusqu’à l’heure actuelle, rien n’y a été fait, selon ses propos. Le maire Moukaram Océni a souligné que le Chef de l’Etat n’a rien fait de concret à Porto-Novo, depuis son arrivée au pouvoir en 2006. « On ne voit rien venir », a-t-il déclaré. Pour contourner les difficultés que l’Etat central lui crée, le maire de Porto-Novo a décidé de prendre le taureau par les cornes. M. Océni a déclaré avoir engagé des actions de financement à la Banque Ouest-africaine de développement (Boad) pour réaliser les travaux de construction de voies dans sa ville. Toutefois, il met en garde le gouvernement, s’il y a des manœuvres pour le bloquer à la Boad. « Vous allez nous voir crier, si nos droits sont bafoués », a-t-il fait savoir. Pour lui, ce qui se passe est grave dans la mesure où le Bénin appartient à tous ses fils. Selon ses propos, sa coloration politique, ( membre influent du Parti du renouveau démocratique) ne devrait pas être une raison pour bloquer le développement de la ville de Porto-Novo. D’une manière ou d’une autre, il est déterminé à relever les défis qui l’attendent.
Wilfrid Babatoundé
Journal 24 HEURES AU BENIN 22/06/09
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