Comme au bon vieux temps
Cela fait un peu plus de trois ans que le Bénin est entré de plain-pied dans une zone de turbulences au lendemain incertain. Au fur et à mesure qu’on s’approche de 2011, des indices de l’enlisement de la crise politique persistent. A la base de cette situation, la lutte incontrôlée pour le leadership avec en toile de fond, des ambitions inavouées d’une certaine classe politique décidée à faire main basse sur le pouvoir d’Etat. En témoignent les acharnements au relent politique contre certains compatriotes dont le péché est d’avoir posé des actes de développement pour le bonheur des Béninois. Ce qui est surprenant, c’est la volonté manifeste du Chef de l’Etat de mettre toute l’élite béninoise sous sa botte. Au lieu de travailler pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des Béninois, la Haute Autorité a plutôt opté pour la politique de transformation de la République en Etat-Fcbe. Là où la démarche paraît paradoxale, c’est qu’au moment où son équipe développe une animosité sans répit à l’endroit des autres fils de la République qui refusent de cautionner certaines pratiques qui portent entorse aux principes démocratiques, il s’évertue à dire aux étudiants qu’il est prêt à verser son sang pour eux. Une opération de charme qui manque de galanterie. Dans la mesure où les déclarations de l’apôtre du Changement n’ont aucune relation avec sa vision politique du pays. La preuve que des ambitions qui couvaient sous les cendres commencent à se manifester de manière malheureusement pas très heureuse. Les actuels gouvernants mettent tout en œuvre pour façonner la République à leur image. En sa qualité de d’ex président de la Banque ouest africaine de développement, on voyait en lui un véritable homme d’Etat. On pensait qu’il ne se battait que pour sa République et à notre corps défendant, nous lui avons découvert, dans l’exercice de ses fonctions, des qualités que remplissent difficilement beaucoup de ceux qui s’épuisent à parler au nom du peuple. Malheureusement, après trois ans d’exercice du pouvoir, le Premier Magistrat du pays a fait montre d’un sens élevé dans la division des fils du pays comme au bon vieux temps faisant semblant d’oublier d’où nous venons. Une trop courte mémoire peut conduire à des nuisances de nature à n’épargner personne. Cela, le Changement doit le savoir.Journal 24 HEURES AU BENIN 23/06/09
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