Etienne Kossi après la défaite du Bénin face au Mali (1-3) :« Il faut que cette fédération parte »
Quelques heures après la défaite des Ecureuils du Bénin face aux Aigles du Mali (1-3) le dimanche 21 juin 2009 à Bamako, le ministre des Sports, Etienne Kossi est allé à l’hôtel des joueurs pour dire sa désolation au groupe et aux membres de la Fédération qui, selon lui, ne veulent pas du développement du football béninois.« Je suis déçu. Le football béninois est malade de sa Fédération. Ce n’est pas normal qu’on continue de s’illustrer aussi négativement sur le continent. Il faut que cette Fédération parte si le football veut vraiment respirer. On attend d’ailleurs les prochaines élections. Il faut que la Fédération travaille véritablement… ». C’est en filigrane la déclaration du ministre des Sports, Etienne Kossi dimanche devant les Ecureuils et les membres de la Fédération béninoise de football (Fbf) à l’hôtel Olympe de Bamako après la défaite (1-3) face aux Aigles. Etienne Kossi, qui avait même les larmes aux yeux lors de son intervention, n’a donc pas été tendre avec les dirigeants du football béninois qui, selon lui, ont tout le temps brillé par un manque de cohésion incroyable et une volonté évidente de pousser l’équipe nationale à l’échec. Le patron des sports n’a pas apprécié le comportement de certains dirigeants (Ndlr : la gifle administrée à son assistant par le trésorier général de la Fbf, Augustin Ahouanvoèbla) dans la capitale malienne et espère mettre les choses au point à son retour à Cotonou. Le ministre des Sports a toutefois salué l’attitude de l’entraîneur national, Michel Dussuyer qui a fait l’essentiel pour rejoindre l’équipe après avoir reçu des soins intensifs à Paris. Le capitaine, Damien Chrysostome, lui, a reconnu en présence de l’autorité que l’équipe n’a pas vraiment tourné face au Mali. « Je crois qu’on a manqué d’efficacité », a-t-il avoué. De son côté, le président de la Fbf, Anjorin Moucharafou, a tenu à optimiser. Selon lui, tout est encore jouable. Mais ses propos n’ont pas été appréciés. Puisque certains ont considéré que sa théorie ne tient plus. C’est une délégation béninoise divisée et sans repère qui est revenue à Cotonou après ce match. Et les responsables de la Fbf, qui préparent déjà les élections du mois d’août, s’apprêtent à se livrer un combat épique.
Epiphane Axel Bognanho
Journal LE MATINAL 23/06/09
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