Soutien au changement : Yayi donne trop au parti IPD - Ce qui fait des mécontents dans la FCBE
Dans la redistribution des postes stratégiques, le chef de l’Etat semble trop privilégier le parti Impulsion pour le progrès et la démocratie, un parti qui ne pèse plus. Ce qui n’est pas du goût des autres formations de la mouvance présidentielle qui peinent encore à caser leurs cadres.Trois postes très importants sont tombés en moins de trois ans dans l’escarcelle du parti Impulsion pour le progrès et la démocratie. Le dernier en date est celui de Théophile Nata en tant que conseiller à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication. Avec ce choix il est en passe de devenir le prochain président de l’organe de régulation des médias.
Avant sa désignation par Boni Yayi pour cette institution républicaine, deux autres membres de ce parti, en occurrence Moise Mensah et Bernard Dégboé ont été promus par le chef de l’Etat pour jouer un rôle indéniable dans la galaxie des institutions du pays.
Le premier cité est le Haut commissaire pour la gouvernance concertée tandis que le second est membre de la Cour constitutionnelle et de la Haute Cour de Justice. N’eut été le départ de Emmanuel Tiando du gouvernement le 22 octobre dernier, départ qui a fait qu’il a abandonné le maroquin de la Fonction publique, l’IPD aurait eu un membre dans le gouvernement.
Dans l’alliance des Forces cauris pour un Bénin émergent, même l’UDS du ministre Sacca Lafia qui a le meilleur quota de représentativité dans les différents gouvernements de Yayi n’a pas un si bon positionnement dans les institutions de la République.
Cette trop grande faveur à ce parti n’agrée pas tout le monde dans la mouvance présidentielle. Certaines formations qui sont restées jusque là sans avoir eu de promotion remarquable, fustigent déjà cette façon de faire. Leur récrimination est due au fait ce parti n’a plus une grande assise dans le landerneau politique.
En effet, l’IPD est actuellement en perte de vitesse même dans les départements de l’Atacora et du Mono où il semblait régner en maître il y a quelques années. Dans le Mono par exemple, lors des dernières communales, l’IPD sous la bannière de la FCBE a été taillée en pièce par le G 13. Le cas le plus symptomatique est celui de Lokossa où le maire Houéssou a été battu à plate couture.
En dépit de ces contre performances, le parti Impulsion pour le progrès et la démocratie a toujours le soutien de Boni Yayi. Ce dernier continue de remplir sa part de contrat avec cette formation politique qui a été le premier à le soutenir dès 2005, soit un an avant sa candidature. Jusqu’à quand continuera t-il à compter sur ce parti qui ne pourra pas lui garantir le quadrillage électoral nécessaire pour sa réélection ?
Titus FOLLY
Journal LE GRAND JOURNAL 26/06/09
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