Réfection du Passage à niveau de Houéyiho : Des discours creux à la place des actions
Pendant combien de temps les autorités du ministère des Travaux publics vont –ils nous servir des discours veules au lieu de se pencher sur la réparation de cet ouvrage qui a coûté une fortune aux contribuables béninois ?Voilà déjà plusieurs jours que l’affaire de passage à niveau de Houéyiho qui serait dans un état à faire peur aux usagers défraie la chronique. Des béantes fissures sont observées par endroits dans l’infrastructure et des balises mal en points.
Le trafic faible sur ce passage est l’expression profonde de la grande peur des usagers qui se gardent de pratiquer cette route afin d’éviter l’accident qu’ils redoutent tous.
Cette question repose autrement l’épineux problème de suivi des infrastructures construites à coût de millions. Toujours par rapport à cette affaire, le ministre Nicaise Fagnon face aux députés en début de semaine a trouvé que la fissure n’était qu’un petit trou ; c’était le comble. Incapable de réagir face à la crainte des populations, le ministre est allé au-delà de l’humour en sous estimant ce qui pourrait toujours causer des ennuis aux usagers.
A la faveur des coups de plumes et de gueules, le ministère des Travaux publics a voulu réagir en se rendant sur le terrain et faire le constat. Le ministre Fagnon certainement trop occupé à faire autres choses a décidé d’envoyer le directeur des travaux neufs, Epiphane Wankpo.
Ne devrant jamais contredire le super patron, il est aussi resté dans l’esprit du chef en disant que c’était de petits chocs qui ont égratigné les enjoliveurs de l’ouvrage. Dans quelle République sommes-nous ? Même en face de la fissure, l’on n’arrête pas de dire des choses insensées. Cela doit être irritant pour les populations. Les enjoliveurs sou tendent les barreaux de sécurité et ces mêmes enjoliveurs sont en souffrance avec des fissures ou « égratignures ».
Comment comprendre la logique de ces autorités qui semble voir autre chose que ce qui est visible par les usagers ? Cela est juste de la logique émergente. Nous espérons bien que le délai de grâce accordé par les entreprises dans ces cas de travaux de grande envergure sera respecté.
Ce qui permettra aux autorités de vite faire recours à l’entreprise pour une réfection adéquate. Le directeur envoyé sur le terrain a semblé le dire lors de sa sortie. Alors qu’on passe à l’action au lieu de nous abreuver de discours creux et rébarbatifs.
LH
Journal LE GRAND JOURNAL 26/06/09
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