Programme de micro crédit aux plus pauvres : Les agents de terrain interviewés au Parlement confirment la mauvaise gestion

Publié le par ABDOULAYE BIO TCHANE

La commission Judes Lodjou chargée d’investiguer sur la gestion du Programme gouvernemental de micro crédit aux plus pauvres a reçu hier les acteurs de terrain qui ont eu à gérer les lignes de crédits installées au profit des bénéficiaires. Cette démarche s’inscrit dans le cadre des séries d’interviews à réaliser en vue de connaître les dessous de la gestion du Programme de micro crédit aux plus pauvres. Sur un total de 200 établissements répertoriés, une vingtaine a planché hier.
Les membres de la commission d’enquête parlementaire chargée de faire la lumière sur la gestion des micro crédit aux plus pauvres ont reçu les acteurs de terrain des structures ayant bénéficié des fonds du programme dans la perspective d’accompagner ou de faciliter la concrétisation des activités génératrices de revenus des femmes pauvres. De l’exposé des faits par les quelques uns qui ont planché tour à tour devant les commissaires, il ressort une série d’anomalies qui portent sur la gestion hasardeuse par le pouvoir du programme en question.
Ces agents ont déploré les critères de sélection des structures qui pour la plupart n’ont aucune expérience dans le domaine comme l’exigent certaines dispositions du cahier de charge liant l’établissement bénéficiaire au fond. La grande majorité des interviewés ont mis l’accent sur leur qualité d’agents recrutés n’ayant aucun pouvoir de décision.
Même les observations faites par eux afin de rester dans la droite ligne de la raison d’être du programme ne sont pas prises en compte. A cela s’ajoute la magouille organisée par certains établissements, lesquels ont recouvré les lignes de crédits installées mais produisent des documents douteux dans la perspective de faire fortune sur le dos des pauvres femmes.
Par ailleurs les gestionnaires de terrain ont déclaré avoir atteint le niveau de recouvrement contenu dans le cahier de charge, lequel cahier de charge détermine que le fond supporterait 5% des impayés selon les déclarations faites par eux.

Nicaise AZOMAHOU (Col)
Journal LE GRAND JOURNAL 03/07/09
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Publié dans Politique nationale

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