Protestation des manutentionnaires : « Le président Boni Yayi n'a pas tenu sa promesse » dixit le collectif des dockers

Publié le par ABDOULAYE BIO TCHANE

Le ciel assombri de ce jeudi 02 juillet 2009 n’a pas émoussé les ardeurs de cette foule de dockers sortis nombreux pour exprimer leur indignation face aux mépris et au non respect de la parole donnée du chef de l’Etat. Autre ce sentiment, ils sont aussi contre la privatisation sauvage ou modérée de leur structure mère, la Société Béninoise des Manutentions Portuaires (SOBEMAP).
La longue et dense foule de dockers réunis au sein du collectif des syndicats des dockers et spécialistes de la Société Béninoise des Manutentions Portuaires (CSDS/SOBEMAP) qui s’est ébranlée de la bourse du travail tôt dans la matinée du jeudi 02 juillet 2009 avait pour point de chute le ministère chargé de la Coordination de l’action gouvernementale. Cet exercice auquel se sont livrés ces manifestants avait pour objectif d’exprimer leur mécontentement face au mépris du chef de l’Etat qui n’a pas respecté sa promesse consistant à faire installer dans un bref délai le bureau d’embauche unique. Après environ une heure de marche, ils ont atteint le point fixé avec une seule fausse note, l’absence du ministre Pascal Iréné Koukpaki.
En l’absence de Koukpaki, les dockers ont été reçu par le secrétaire général du ministère et le directeur adjoint de cabinet. En effet à la suite de la rencontre tenue avec les dockers le 28 Février 2007 au palais de la République, le chef de l’Etat a déjeuné par deux fois avec eux les 23 Août 2008 et 29 Janvier 2009. A l’issue de cette dernière rencontre, le chef de l’Etat a promis faire installer dans un délai d’un mois, le bureau d’embauche unique. Le collectif dit constater avec désolation qu’après six mois la promesse faite n’a pas été tenue.
Après avoir écouté les doléances des dockers, le secrétaire général du ministère dit avoir compris le message des dockers et a promis rendre fidèlement compte au ministre qui avisera en son temps. D’une oreille distraite, nous avions surpris des manifestants désespérés se consolant. « Dans ce méli mélo, nous n’aurons qu’à nous confier au bon Dieu » a ajouté un des manifestants visiblement plus atteint par la situation que les autres.

Rodrigue FASSINOU
Journal LE GRAND JOURNAL 03/07/09
Publicité

Publié dans Politique nationale

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article