Stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté : Les partenaires techniques et financiers boudent le gouvernement
Les membres du gouvernement presque tous au complet, se sont regroupés en début de semaine au Palais des congrès et ceci avec les partenaires techniques et financiers pour la périodique revue et économique qui devrait permettre de déboucher sur l’élaboration efficiente du prochain budget exercice 2010. La situation critique et particulière de notre pays semble décourager les bailleurs de fonds.L’ensemble des membres du gouvernement et les partenaires au développement se sont réunis en début de semaine au Palais des congrès de Cotonou dans le cadre de la périodique revue économique.
L’objectif de ce séminaire est de faire l’état des lieux surtout sur le plan économique mais aussi et surtout voire la possibilité de l’élaboration du prochain budget exercice 2010 avec une plus grande marge de manœuvre.
La situation exigeait la présence de la quasi-totalité des membres du gouvernement avec à leur tête le ministre en charge de la coordination de l’action gouvernementale Iréné Pascal Koupaki. De la situation de crise économique internationale actuelle doublée de la vision floue de gestion du gouvernement du changement résulte les difficultés économiques que traverse le pays.
A la cérémonie d’ouverture, le ministre Pascal Koupaki avec le cœur serré a présenté le tableau presque sombre de notre économie qui a dû subir les affres de la crise à l’internationale mais aussi et surtout les conséquences de certaines pratiques gouvernementales qui ne favorisent pas l’éclosion et la prospérité économique d’un pays qui se veut être émergent.
Tenir compte des dérapages
A travers cette analyse faite et ce diagnostic posé, on perçoit les zones de turbulence économique à traverser dans les prochains mois. Dès lors, le budget 2010 devra être élaboré en fonction de ces zones pas très favorables au développement économique.
Dans l’état des lieux, le gouvernement a agité un taux de progression de notre économie qui selon eux doit être au tour de 5%. Si nous leur concédons cela, on est néanmoins en droit de se demander ce que vaut aujourd’hui le panier de la ménagère ? Sans nul doute que la misère ambiante crève les yeux et la population ne comprend rien de ces chiffres qui ne sont au fait que trompeurs. Pour essayer de remonter la pente, le gouvernement pense avoir compris ce qu’il faut faire car, des secteurs porteurs sont ciblés tels que l’éducation, l’agriculture, les petites et moyennes entreprises, les finances et bien d’autres secteurs.
Mais quand on sait que ce gouvernement du changement a toujours brillé de part sa théorie et n’a jamais su mener à terme un projet, on est alors convaincu que ces prises de décisions et le séminaire en lui même sont des simulacres de sortie de crise.
Les populations doivent encore se préparer à vivre d’intenses jours de « galère » car, l’incapacité des dirigeants à trouver des solutions pour juguler cette crise est notoire. Les partenaires au développement conscients de la situation et irrités par les agissements d’un gouvernement qui s’obstinent à s’empêtrer dans cette façon illogique de gérer ont sommé les autorités à publier les résultats des audits effectués dans les différents ministères et institutions afin qu’une lumière soit faite sur la gestion opaque dans ces différentes structures.
On est convaincu qu’il n’en sera rien du tout parce que de hauts dignitaires du régime en place pourraient être éclaboussés. Ces partenaires techniques et financiers sont déçus par la politique du gouvernement qui ne prévoit rien pour une meilleure ouverture ; la politique économique de réduction de la pauvreté de notre pays a perdu la boussole.
Roger DOSSOU
Journal LE GRAND JOURNAL 03/07/09
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