Changement: Le régime des gros scandales (Les faits donnent raison à Bruno Amoussou)

Publié le par ABDOULAYE BIO TCHANE

Le Changement se caractérise aujourd’hui par des scandales à nulle autre pareille. Des dossiers de malversation existent partout. Des faits qui donnent raison à Bruno Amoussou.
« Hier, on mangeait avec la cuillère à café. Aujourd’hui, on se sert de la loupe », avait déclaré, le président du Parti social-démocrate (Psd), Bruno Amoussou, lors du séminaire des G et Force Clé en novembre 2008, à Bohicon. Il avait été critiqué dans tous les sens par les caciques de la mouvance présidentielle. Des marches ont été organisées dans le pays pour le désavouer. Des mois après, les faits lui donnent raison et clouent le bec aux Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Comme la vérité se révèle toujours aux grands jours, les scandales du Changement poussent comme des champignons. Des milliards de francs de l’Etat béninois sont dilapidés dans l’océan de la magouille. Des sociétés d’Etat sont en train d’être ruinées à grands feux. A la Société nationale de promotion agricole (Sonapra), il y a des situations de malversations financières déplorables sous son ancien directeur général, Nicaise Fagnon, actuel ministre des Transports et des travaux publics. Plus de 50 milliards de francs Cfa se sont volatilisés. Ce dossier est toujours d’actualité. Le gouvernement du président Boni Yayi est interpellé par rapport à ce scandale par l’Assemblée nationale. Comme si cela ne suffisait pas, le dossier de la Cen-Sad est venu enfoncer le clou. Plus de 6 milliards de francs Cfa ont été détournés par des membres du gouvernement actuel dans la réhabilitation du Centre international de conférences de Cotonou et du Palais des congrès. Toujours dans cette affaire, un autre scandale de 30 milliards de francs Cfa autour de la construction des villas présidentielles vient de faire son apparition. La magouille autour des exonérations sur l’importation de matériels et de produits consommables pendant ce sommet est également sur le tapis. C’est dire que l’organisation de la Cen-Sad a été une occasion d’enrichissement illicite pour certaines autorités béninoises. Pour l’heure, seuls l’ancien ministre de l’Economie et des Fiances Soulé Mana Lawani et son collègue de l’Habitat et de l’Urbanisme François Noudégbessi sont limogés. Le peuple espère que le chef de l’Etat ne fera pas de l’injustice en protégeant d’autres membres de son équipe impliqués dans cette malversation au sommet de l’Etat. En dehors de ces scandales, il y a encore la gestion calamiteuse des micro-crédits accordés aux femmes. Des milliards de francs Cfa sont partis en fumée sous couvert de l’aide aux femmes déshéritées
Aujourd’hui, sous le président Boni Yayi le détournement de fonds est devenu le sport favori des dirigeants actuels. Ces derniers ont érigé la mauvaise gouvernance en système de direction. Passations de marchés de gré à gré en violation des textes de la République, corruption, clientélisme, favoritisme, gabegie, trafics d’influence et autres tares de la société sont au cœur du nouveau système. C’est la désillusion totale des masses populaires. Plusieurs personnes regrettent d’avoir porté au pouvoir le président Yayi.

Wilfrid Babatoundé
Journal 24 HEURES AU BENIN  15/07/09
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Publié dans Politique nationale

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