"Comme je le pense" Déjà du passé

Publié le par ABDOULAYE BIO TCHANE

Pas de lot de consolation pour le président de la République, car dans les questions d’honneur, aucun principe n’est en petit caractère. Cela est d’autant plus capital que dans la constellation des promesses de foi avant 2006, il avait mis la barre si haut. Dès lors, les Béninois doivent-ils lui donner l’absolution en dépit du pourrissement politico-économique dans lequel, il les a plongés ?
En effet, depuis quelques jours, le chef de l’Etat étale les boyaux faisandés de sa gestion. Tout ceci se passe alors que pendant trois ans, il a laissé le peuple dans les bras du dédain face à la corruption et de l’impunité de son entourage. Maintenant qu’il est entrain de sortir quelques boules de billards pour remonter le soufflet qui est retombé, cela aura quel effet ?
Le retour en grâce que recherche le président Boni Yayi est encore dans un emballage déconcertant. Mieux, c’est une forme en puissance où on continuera à faire le mal par tempérament. En effet, au lieu de donner des gages tout au moins par rapport à sa charte du gouvernement où on avait parlé de la responsabilité de l’Etat ; du respect de la chose publique ; de l’autorité de l’Etat ; de la reddition des comptes, rien ne prouve que l’étape des coulisses est assurée pour endiguer la perspective des gaffes et de la mal gouvernance.
Face à cela, la psychose est réelle surtout au regard des foulées électoralistes vers 2011 où les proches du régime ne feront pas dans la dentelle pour une corruption active. Ce faisant, tout porte à croire que les symptômes de la sécrétion de la mauvaise gestion sont intacts. L’équivoque étant là, les Béninois n’ont pas encore compris comment il veut régler d’après ses propres principes pour que la légitimation de la corruption et de la gabegie sans scrupule cesse ? Avec ce passif en trois ans, les Béninois aujourd’hui sont déçus par le chantre du changement et de ses feudataires qui ont perpétré nombre de crimes économiques avant de vouloir éteindre un feu qui apparemment n’est plus maîtrisable.
Ce gouvernement qui à sa prise de pouvoir avait semblé avoir des capacités à pouvoir faire mieux que les régimes défunts s’est déjà fourvoyé et doit se préparer à descendre de son piédestal. Boni Yayi peut donc d’ores et déjà compter sur la détermination des Béninois qui le conjuguent déjà au passé car, il lui sera difficile de remonter la pente et de retrouver le capital confiance des Béninois comme ce fut en cas en 2006.

TF
Journal LE GRAND JOURNAL 16/07/09
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Publié dans Politique nationale

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