SORTIE MEDIATIQUE DE GASTON ZOSSOU : « Le changement est une grosse tromperie »

Publié le par ABDOULAYE BIO TCHANE

L’ancien ministre de la communication sous le régime de Mathieu Kérékou est sorti de sa réserve hier dimanche. Sans détours, Gaston Zossou a trouvé les mots forts pour caricaturer le régime actuel qu’il qualifie de toutes les dérives sur le plan de la gestion politique et financière.
« Notre pays est tombé dans un piège de discours mensonger. Le changement est une grosse dose d’anesthésie qu’on nous a administrée. La marche verte et la lutte contre la corruption ne sont que des mesures pour nous hypnotiser et nous saigner à blanc ». C’est en un mot comme en mille la perception que retient le ministre Gaston Zossou du régime actuel qui a axé ses critiques sur deux volets essentiels : la gestion financière et celle politique.
La gestion financière révèle Gaston Zossou, sous le régime de Boni Yayi, est caractérisée par le pillage, l’escroquerie et les nombreux milliards qui empestent l’atmosphère et embêtent les Béninois du Nord au Sud. Pour illustrer ses propos, il évoque l’affaire qui défraie la chronique, celle qui relève les malversations dans le dossier du 10ème sommet de la Cen Sad qu’il qualifie depremière « escale  de la grosse corruption ». Là-dessus, Gaston Zossou a affirmé que le gouvernement du président Boni Yayi a dû publier sous la pression des bailleurs de fond qui ont fait de la divulgation de ce dossier une exigence. Pour dénoncer la gestion financière de Boni Yayi, Gaston Zossou conclut déclare qu’il a la phobie de la couleur verte, une couleur qui a servi à identifier le candidat Boni Yayi en 2006 et qui est aussi exploitée aujourd’hui pour dérouler son programme politique : marche verte, révolution verte.
Le second axe de l’intervention de Gaston Zossou hier fait le point des dangers qui minent l’unité nationale, mise à mal par les thuriféraires du régime. Gaston Zossou a nommément évoqué le cas du député Rachidi Gbadamassi qui a trouvé dans les intrigues politiques contre le gouvernement, la preuve que les adversaires de Boni Yayi veulent ramener le pouvoir du nord au sud. 

Choix politique
Au regard des « dérives » politiques et financières qui caractérisent le régime de Boni Yayi, Gaston Zossou a nettement fait le choix de travailler pour « le départ de ceux qui nous dirigent aujourd’hui. Je suis ancré dans l’opposition politique qui se bat. Je voterai pour le candidat de l’opposition politique dénommée l’Union fait la Nation maintenant que le peuple est guéri de l’illusion du changement ». Gaston Zossou trouve enfin que le départ du régime actuel participe d’ « un acte citoyen de salubrité ».

Valère D. MEDEGNONWA
Journal NOUVELLE EXPRESSION 20/07/09
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Publié dans Politique nationale

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