Port autonome de Cotonou: 193 agents condamnés au chômage

Publié le par ABDOULAYE BIO TCHANE

Alors que le « Cen-Sad Gate » continue de soulever des indignations, c’est au tour de 193 jeunes hommes recrutés et formés en 1999 par l’Ecole nationale de la gendarmerie, pour le compte du Port autonome de Cotonou, qui se voient interdits le droit d’entrer dans la société qui avait pourtant sollicité leur compétence.
Ils étaient au nombre de 193, ces jeunes Béninois, qui avaient été recrutés et formés par l’Ecole nationale de la gendarmerie pour servir au Port autonome de Cotonou (Pac). A en croire les plaignants, à leur prise de service le 16 juin 1999, ils avaient bénéficié d’un contrat d’un an et étaient sensés être reversés au Pac. Mais comme au Bénin le ridicule ne tue pas, ces derniers ont purement et simplement été orientés sous les ordres des services de la Société de gardiennage Suntrev pour un contrat de 5 ans dont le montant global s’élèverait à 3 millions de francs Cfa, dans un gré à gré selon les plaignants. Motif : l’effectif pléthorique du personnel portuaire. Mais, cet état de chose n’avait pourtant pas empêché les nombreux directeurs qui se sont succédé à la tête de l’institution portuaire, de recruter sine die, plus de 200 agents. Selon les victimes, la société Suntrev n’aurait pas respecté les clauses du contrat. Elle ne leur aurait ni alloué des uniformes ni les matériels nécessaires, mais par surcroit leur redevait encore 17 mois d’arriérés impayés à la caisse nationale de sécurité sociale. Ils ont été incérés dans le giron du Port Autonome, avec pour mandat une période transitoire allant jusqu’en 2005. Selon toujours les plaignants après cette fatidique période de précarité, le 16 juin 2009, le Pac leur aurait notifié par le biais d’une correspondance, de l’expiration de leur contrat pour la date du 15 juillet 2009, les renvoyant aux ordres de leur ex-employeur Suntrev. Ainsi cette nouvelle embauche, les engage sine die dans un autre contrat de 3 ans pour un montant d’environs 4 millions de nos francs. Même la rencontre que les concernés auraient eue avec le ministre de l’Economie maritime Issa Badarou Soulé le 09 juillet dernier n’aurait rien modifié. Car tôt hier lundi, ils auraient été tout simplement renvoyés par le commandant du Port.

Eugène Sènou Loko
Journal 24 HEURES AU BENIN  21/07/09
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Publié dans Politique nationale

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