Dossier Cen-Sad : Le Directeur national des marchés publics a fait économie de vérité
Quarante huit heures après le conseil des ministres qui a statué sur le rapport de l’Ige au sujet de l’affaire Cen-Sad, le Directeur national des marchés publics, M. Isidore K. Tossou est venu au devant de la scène pour se donner bonne conscience. Mais hélas ! Aujourd’hui, des actes établissement qu’il ne peut pas soustraire aussi facilement du dossier Cen-Sad.Les marchés passés dans le cadre de l’organisation du 10è sommet de la Cen-Sad et qui portent sur plusieurs milliards de F Cfa sont connus de la Direction nationale des marchés publics. Dans le cadre précis de la consultation restreinte en vue de la sélection d’entreprises pour les travaux de réfection du Centre international de Cotonou et du Palais des congrès, des actes montrent aujourd’hui que M. Isidore K. Tossou ne peut pas se soustraire aussi facilement du dossier Cen-Sad. Le 26 mars 2008 en effet, la structure qu’il dirige a entériné les résultats de jugement des offres qui ont été soumis à son attention conformément aux autorisations de passation de marché par la procédure de gré à gré. Mieux, sa structure a déclaré attributaires définitifs les entreprises ayant déposé des offres pour les travaux de réfection du Centre international de conférence et du Palais des congrès de Cotonou. Au nombre de ces entreprises, figurent celles qui ont été épinglées par le rapport de l’Ige. C’est d’ailleurs par le bordereau d’envoi N°459/MEF/DC/SGM/CPMP/SA du 19 mars 2008 que le secrétaire général du ministère de l’économie et des finances a transmis à la Direction nationale des marchés publics pour étude et avis les résultats des travaux de jugement des offres relatives à la consultation restreinte en vue de la sélection des entreprises dans le cadre des travaux de réfection du Cic et du Palais des congrès. Que veut alors faire croire M. Tossou ? Pour la manifestation de la vérité, le Chef de l’Etat doit en tout cas aller loin dans ce dossier, même si cela doit éclabousser d’autres qui sont encore plus proches à lui.
Euloge Badou
Journal LA PRESSE DU JOUR 22/07/09
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