Confiscation des libertés démocratiques : Le PCB exprime son indignation face à la dictature de Yayi
Pour exprimer son indignation face à la dictature qui s’est installée dans notre pays et pour soutenir les travailleurs et le peuple victimes de la confiscation des libertés démocratiques par le régime de Boni Yayi, le PCB a rendu public le 21 juillet 2009, un communiqué dont nous vous proposons quelques extraits.Extraits du communiqué du PCB
« Il faut oser aller de l’avant contre les tyrans pour les vaincre » « Dans un grand élan d’indignation contre la politique apatride, anti-populaire et anti-éthique du gouvernement de Boni Yayi, vous vous êtes mobilisés, à l’appel des responsables syndicaux pour une marche de protestation le 21 juillet 2009 à partir de la place de l’Etoile Rouge de Cotonou. »
« Boni Yayi et son gouvernement se sont à leur tour mobilisés pour empêcher cette manifestation. Le chef de l’Etat y est allé en personne le premier dans une rencontre avec les responsables syndicaux le vendredi 17 juillet 2009, rencontre au cours de laquelle dans un désarroi manifeste, il avance dans un mélange affreux, mi-badin, mi-dramatique, des aveux d’échec de son pouvoir, des menaces contre la ‘’politisation » des syndicalistes, sans aucune réponse satisfaisante aux revendications pourtant claires des travailleurs. »
« Et puis, c’est au ministre de l’intérieur, Armand Zinzindohoué de diffuser dans la soirée du 20 juillet un communiqué de menace « que force restera à la loi » contre les manifestants. Des groupes de mouchards ont été mis en avant pour lancer également des communiqués de menace de contre-manifestations provocatrices. »
« Mais tout cela ne vous a pas empêchés de sortir nombreux, travailleurs salariés, jeunes, femmes, paysans, tant de Cotonou que des régions de l’intérieur. Vous vous êtes heurtés aux barrages de policiers, de gendarmes, de militaires débarqués par centaines pour encercler la place de l’Etoile Rouge, assiéger la Bourse du Travail et occuper des carrefours de Cotonou. »
« Mais mieux encore, travailleurs et peuples du Bénin, vous avez encore une fois vécu le fait que Boni Yayi est un tyran. Ceci est définitivement établi et seuls ceux qui ont vendu leurs âmes peuvent continuer de soutenir un tel pouvoir. »
« Notre peuple a connu et vaincu l’autocratie et sait qu’il faut oser aller de l’avant contre les tyrans pour les vaincre. » « Ces leçons sont d’autant plus importantes que des décisions sérieuses de poursuite du mouvement ont été prises : grève générale de 48 heures à compter du mardi 28 juillet suivie d’une marche le jeudi 30 juillet 2009. Il est certain que cette grève ne sera pas la dernière. »
Journal LE GRAND JOURNAL 23/07/09
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