Fameuse révolution agricole au Bénin : Le gouvernement cafouille
Depuis un certain temps, le gouvernement du changement dans une ingéniosité hors pairs s’est forgé une autre vision qui absorbera les devises de l’Etat : la grande révolution agricole. Mais depuis, c’est des tournées sur fond de campagnes électorales précoces avec une bonne dose de fanfaronnade.Après les différentes campagnes de coton lancées à grand renfort de publicité par le gouvernement et qui ont absorbées beaucoup de nos francs, le régime actuel a lancé tout récemment la fameuse révolution agricole. Cette dernière consisterait selon les autorités à faire développer l’agriculture dans notre pays.
Beaucoup de tournées sont organisées par les membres du gouvernement à la recherche de terres cultivables ; des machines agricoles sont achetées à coût de milliards et maintenant, on doit assister à un démarrage en force de cette révolution qui dans sa forme devrait être salutaire.
Mais quand on connaît le mode opératoire de ce régime, on est sceptique sur le devenir de ce projet. Et tout semble nourrir cette inquiétude quand on constate le pilotage à vue du régime dans ce dossier. En dehors des fausses manœuvres déjà orchestrées dans ce dossier, il y a les nombreux déplacements sur fond de campagne du chef de l’Etat qui semble ne vraiment pas savoir comment s’organise ces genres de révolutions.
Pour lancer cette révolution, il y a toujours eu dans tous ces pays qui ont opté pour cette politique, une région cible. Ainsi donc, on se souvient qu’en Côte d’Ivoire proche de nous, c’est la région Baoulé qui a servi de levier et qu’aux Etats-Unis d’Amérique plus loin, c’est la région du Cotton belt.
Mais au Bénin, c’est le cafouillage et le président de la République semble trouver partout des zones cibles. On se souvient que lors de ses visites dans la vallée du Niger, dans la vallée de l’Ouémé et tout récemment dans le plateau d’Abomey, le chef de l’Etat a semblé dire que chacune de ses zones constitue la région cible pour lancer cette grande révolution.
Pour ceux qui savent, il se dessine aisément des fausses promesses qui enchantent les populations mais qui cachent des dessous électoralistes. Le gouvernement doit savoir raison garder et nous épargner les discours creux. Le peuple a faim, il faut aller vite et laisser la fanfaronnade de côté.
Rodrigue FASSIONOU
Journal LE GRAND JOURNAL 29/07/09
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