Confiscation des libertés : Le maire de Matéri à l'image des autorités centrales
Le maire de la commune de Matéri par arrêté en date du 24 juillet 2009, a interdit une manifestation de réjouissance fraternelle qu’envisageaient organiser certains militants et sympathisants du G13 en ce qui concerne la célébration de la fête du 1er août 2009.Un arrêté de la première autorité de la commune de Matéri en date du 24 juillet 2009 interdit une manifestation de réjouissance. Cette dernière devait se situer dans le cadre des festivités de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale. Et cela en se fondant sur l’article 76 de la loi 97-029 portant organisation des communes en République du Bénin.
Selon l’arrêté le conseil communal suite à une concertation avait retenu l’arrondissement de Tantéga pour abriter les manifestations officielles de ladite commune. Pour cela il ne doit y avoir une autre manifestation.
Un fait qui a intrigué lesdits militants et sympathisants du G13 qui pourtant l’avait informé de leur approche fraternelle par une lettre en date du 17 juillet 2009, laquelle est signée par le sieur Kiansi Yantibossi.
L’option du maire de Matéri n’est qu’une violation de la Constitution béninoise et vient contrarier le principe de la liberté de festoyer suivant les dispositions règlementaires de la Nation. Et cela dans un contexte où Lokossa accueille les cérémonies officielles nationales sans que les départements et les autres villes du Bénin notamment les citoyens béninois ne soient privés de leur droit de se réjouir à leur manière aux lieux choisis.
Les autorités au plus haut niveau doivent décourager le comportement du premier responsable de la commune de Matéri, lequel vient en rajouter aux frustrations des administrés qui en ont marre du maire de ladite commune et qui semble faire passer les ordres de sa chapelle politique FCBE.
Nicaise AZOMAHOU
Journal LE GRAND JOURNAL 29/07/09
Publicité