Rencontre d'information à Djougou : Zoumarou expose la supercherie du Régime

Publié le par ABDOULAYE BIO TCHANE

Les différentes couches de la population de Djougou et environs ont répondu massivement à l’appel du président de l’UNSP, l’honorable Wallis Zoumarou. C’était le 2 août dernier pour analyser à l’occasion du 49e anniversaire de notre indépendance, la crise politique, économique et sociale dans laquelle, le régime du changement a plongé notre pays.
La maison des jeunes de Djougou était noire de monde le dimanche 2 août dernier. Ils sont venus d’un peu partout pour s’informer et échanger avec l’honorable Zoumarou qui, soucieux de la dégradation des acquis de la conférence nationale, a jugé utile de jouer son rôle d’éveilleur de conscience face aux pages noires de l’histoire de notre pays qu’écrit le gouvernement du changement. Tous les sujets graves ont été abordés, corruption, Cen-Sad, violation des libertés d’expression, pagaille économique.
L’animateur de cette réunion n’a pas usé de la langue de bois. Sur le dossier de la Cen-Sad, il a sans détour réfuté l’argumentaire de Yayi pour qui consiste à l’’innocenter dans ce scandale au cœur duquel il se trouve. « C’est trop facile pour lui de dire qu’il ne sait pas comment les choses se sont passées », s’est-il indigné.
Pour l’honorable, le président Boni Yayi conduit notre pays vers le chaos et il urge que tout le peuple s’unisse pour l’en empêcher. Abordant la question des libertés publiques, le conférencier a alerté que l’heure n’est pas à la rigolade car c’est tout l’édifice sorti de la conférence nationale qui chavire sous le régime du changement.
Aujourd’hui, il n’est pas possible de marcher pacifiquement si ce n’est pour soutenir le chef de l’Etat. Au moment où on interdit des manifestations publiques pacifiques des formations politiques et syndicales qui n’ont pour souci que d’attirer l’attention sur les dérives observées, les ministres et directeurs d’entreprises publiques se manifestent aisément avec le soutien des préfets départementaux.
A cette rencontre le verrouillage des médias du service public par le régime n’a pas été occulté de même que la précarité budgétaire que traverse le Bénin à cause de la gouvernance exécrable du gouvernement. Précarité qui risque de conduire à une cessation de paiement de salaire aux fonctionnaires.

La déception de la population de Djougou
Après le départ handicapant de Zoumarou de la FCBE et l’assaut de Bio Tchané dans la Donga, le président de la République est revenu dans ce département qu’il avait abandonné après son élection, pour promettre à nouveau monts et merveilles. Cette attitude politicienne a été stigmatisée par toute l’assistance. En effet, le chef de l’Etat avait promis à la Donga, un grand hôpital de référence, un marché qui coûterait une dizaine de milliard, un centre universitaire…
Le député Zoumarou a fait constater c’est de la poudre aux yeux. Il ne comprend pas que Djougou soit obligée d’évacuer ses malades vers Tanguiéta, Natitingou et Parakou et que ces malades n’arrivent que tardivement. Ce qui scandalise, c’est que « cela ne semble rien dire aux hommes du changement qui n’ont malheureusement aucun scrupule pour les populations dont ils viennent solliciter les voix ».
Pour ce qui est du marché, il observe que c’est une provocation, un leurre ce qui est entrain d’être construit car au lieu de vrai marché annoncé, c’est des hangar qu’on érige.
Pour terminer, Zoumarou a appelé les populations de Djougou et du Bénin à opérer l’alternance en 2011 par le soutien à Bio Tchané car, non seulement Yayi n’a pas tenu ses promesse mais, il fait régresser le Bénin.

Rodrigue FASSINOU
Journal LE GRAND JOURNAL 07/08/09
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Publié dans Politique nationale

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