Conférence de presse de Gbadamassi et consorts hier : Des balivernes sur fond de fanfaronnade
Le transfuge député G13 Rachidi Gbadamassi était hier face à la presse pour semble-t-il dire mettre le peuple béninois au même niveau d’informations. Il était entouré pour la circonstance de son collègue transfuge Kindjahoundé Zéphirin, de Frédéric Béhanzin, de Nazaire Dossa et autres. Et comme vous l’imaginez, ce décor de personnes qui ne représentent que l’ombre d’elles mêmes devrait dresser le tapis à des propos insensés, futiles, grotesques, mal charpentés et un argumentaire à la limite de la dérision. C’était tout simplement un entreposage de mots mal façonnés avec une livraison mal en point du conférencier principal Rachidi Gbadamassi. Sans forcer l’audace, on dira que c’était du coq plumé à l’âne chétif.Dans sa mission à l’aveuglette de défendre le gouvernement et son chef, le transfuge député G13 Rachidi Gbadamassi accompagné de ses lieutenants se sont rencontrés hier dans un hôtel de la place en compagnie de quelques hommes de la presse qui certainement avaient besoin de délecter l’esprit après une dure journée de travail harassant. Ils y avaient vu juste parce que le tableau présenté par le collectif des ouvriers de la 25ème heure était plus ou moins alléchant.
On se croirait au cirque. Le décor des personnages, les paroles délirantes grotesques rappelant l’époque des précambriens, la livraison du message à la limite de la médiocrité sont au tant de choses qui n’ont pas ennuyé les participants à ce show de « charabia » et de pensées dénudées de toute rationalité. C’était franchement difficile de suivre cet orateur décevant dans sa logique de foncer droit, la tête dans un mur en béton armé. Il était venu semble-t-il dire, apporter des informations au peuple béninois sur la sortie avant-hier de l’honorable et président du Parti du renouveau démocratique (PRD) Me Adrien Houngbédji qui au cours d’un entretien accordé à la presse a passé au scanner le récent entretien du chef de l’Etat.
Le dernier recru du changement pour chanter les cantiques de l’émergence est allé sur un terrain qu’il pensait connaître. Se prononcer sur la sortie du président Houngbédji, c’est son droit en tant que citoyen ; mais parler du passé lointain de cet icône de la démocratie béninoise, le jeune politicien devrait toute de suite rengainer. Le comble est que dans ses déballages creux et vides, il aurait souhaité avoir un débat contradictoire avec un des dinosaures de l’opposition. « Est-ce qu’il s’entend parler ce monsieur ? » a lancé un des assistants au show qui a fini par vexer les appelés. Veut-il vraiment un débat d’idées ou seulement se mettre en scène pour encore duper ses maîtres à qui il n’apporte qu’impopularité ?
Si c’est pour la mise en scène il va lui falloir trouver d’autres débateur ; mais si c’était d’un débat d’idées qu’il s’agissait alors là, il lui faudra encore beaucoup de temps pour apprendre à utiliser avec décence et dextérité la langue de Molière et savoir argumenter une réflexion positive. Nous comprenons pas les propos de ce dernier qui semble se contredire en clamant qu’il n’est pas un intellectuel mais un diplômé de la rue. Un diplômé de la rue peut-il prétendre à un débat d’idées contradictoire quant on sait qu’il s’agit de s’adresser à une couche très importante d’intellectuels ? S’il est évident que nous sommes dans une République aux couleurs du changement on devrait savoir raison gardée et éviter de confondre les personnages.
La rencontre dans sa globalité était du vide et du creux ; c’est la raison pour laquelle nous vous avions épargné cette transcription qui non seulement allait vous fait perdre du temps mais aussi et surtout vous vexer. Le devoir de vous préserver des ennuis de lecture nous oblige à ne pas vous faire lire n’importe quoi. A la suite du « Master of ceremony (MC) » Rachidi Gbadamassi, ces autres auxiliaires Frederick Béhanzin, Zéphirin Kindjahoundé sont montés sur scène pour leur show.
C’est à un concert de mots dans une ambiance de symphonie de grenouilles que nous avions été obligé d’assister. La petite salle a été toute de suite confondue à un espace de meeting ou le ton était à la propagande. Des cantiques et des paroliers démodés ont constipé les pauvres journalistes qui ont failli prendre la clef des champs. Franchement c’était du sacré bordel !excusez du peu l’usage déplacé de ce mot mais c’était le constat sur le terrain.
Landry HOUETON
Journal LE GRAND JOURNAL 07/08/09
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