Construction du nouveau siège de l’Assemblée Nationale : Les fournisseurs impayés menacent de bloquer les travaux
Les sociétés qui fournissent les matériaux pour la construction du nouveau siège de l’Assemblée Nationale et menacent de bloquer le chantier si rien n’est fait pour décanter leur situation. Depuis six mois que les travaux de construction du nouveau siège de l’Assemblée Nationale ont été lancés, ces sociétés se sont chargées de fournir au Groupement des entreprises Emcr, l’entreprise ayant la charge de l’exécution du chantier, du sable, du gravier et tous les autres matériaux nécessaires pour l’exécution des travaux. En échange, le GE Emcr leur délivre des escomptes, un document que les fournisseurs présentent à la banque pour se faire payer. L’Emcr avait contracté avec cette banque un accord selon lequel elle va se charger de couvrir les dépenses générées par le chantier que sont entre autre le payement des fournisseurs. Mais six mois après, la banque se désengage et dit ne plus pouvoir couvrir ces dépenses. Après calcul, l’Emcr est débitrice de 2,4milliard de Fcfa, et la banque demande à être remboursée. Or cette entreprise dit n’avoir encore rien perçu de l’Etat qui est en fait. Alors la banque s’est tournée vers les fournisseurs qu’elle avait déjà payé. Dans ce processus, tous les moyens sont bons pour que la banque rentre en possession de ses fonds et les fournisseurs concernés sont traqués.Dans cette affaire, trois clans sont s’affrontent. D’un côté les fournisseurs qui sont traqués par une banque qui veut coûte que coûte récupérer son argent. De l’autre, l’entreprise en charge des travaux ne veut pas suspendre les travaux. Aussi a-t-elle fait recours à d’autres fournisseurs pour continuer son chantier en attendant qu’une issue soit trouvée. Là encore les fournisseurs lésés ne veulent pas se laisser faire. C’est de là qu’est née la menace de bloquer les travaux de construction du nouveau siège de l’Assemblée Nationale. Ces fournisseurs en appellent au bon sens de l’Etat à qui ils demandent de faire le nécessaire en débloquant une partie des fonds pour que les travaux puissent continuer.
Aïchath ALEDJI
Journal LE PROGRES 10/08/09
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