2ème Congrès ordinaire du PSD :Amoussou reconduit
Le 2ème congrès ordinaire du Parti social démocratie a eu lieu le week end dernier. C’était au Palais des congrès de Cotonou avec une impressionnante marée humaine composée d’hommes politiques, de sympathisants et de curieux. Au cours de ce congrès, plusieurs recommandations et résolutions ont été prises avec à la clé l’élection de 41 membres composant le bureau national avec pour président reconduit le même.Bruno Amoussou succède à lui-même à la tête du Parti social démocrate (PSD) à l’issue du 2ème Congrès ordinaire. C’est l’événement phare de ces assises. Le choix porté sur sa personne découle du fait qu’il fait impulser un dynamisme nouveau à ce parti qui a toujours son mot à dire dans le microcosme politique béninois.
Mais avant cette reconduction du président, il y a eu la démonstration de force du Parti social démocrate (PSD). Ce qui était à la hauteur de l’évènement du 2ème congrès de ce parti dirigé par Amoussou Bruno. Une décennie après la tenue du tout premier congrès, les dirigeants de ce parti ont jugé opportun de la tenue de ce deuxième congrès qui dans sa forme et dans son fond devrait permettre de repositionner le parti dans le microcosme politique.
Ils étaient nombreux ces hommes politiques ; sympathisants, invités et partisans qui ont effectué le déplacement pour apporter leur soutien à ce parti. Le président Amoussou tout en remerciant les congressistes et les invités, a fait l’état des lieux. Dans un langage des grands jours, il a peint la situation socio politique et économique que traverse notre pays.
Partant de l’actuelle crise économique, il a trouvé que les dirigeants actuels du régime du Changement n’apportent aucun soutien convenable pour sortir le peuple de sa misère et de sa pauvreté. Le contexte politique actuel est des plus critiques et n’augure pas d’un bon présage pour notre pays qui une fois encore est en train de broyer du noir.
Le tableau peint a amené le président Bruno Amoussou à reconnaître la nécessité d’utiliser les partis politiques pour former les futurs dirigeants afin de les armer contre l’ivresse du pouvoir et les préparer aux exigences de son exercice démocratique.
Il n’a pas oublié de rappeler qu’en 2011, le pouvoir devrait être confié non à un homme solitaire mais à une équipe et un programme porté par un groupe qui en garantit la pérennité et non sur une vision dont l’application dépend de l’humeur de son unique géniteur.
Pour finir, il a exhorté les partisans à s’organiser pour la vulgarisation des recommandations qui seront issues du congrès. Après ce discours inaugural et plein de fermeté, les autres formations politiques invitées se sont prononcées et le pacte de l’union consolidée du groupe G a été une fois encore scellé. Tour à tour, les figures emblématiques de l’opposition comme le président du PRD Me Adrien Houngbédji, le vice-président du Madep, Kolawolé Idji, Lazare Sèhouéto de Force Clé, le couple Soglo ont réitéré leur détermination d’œuvrer pour l’alternance. Le coordonnateur national de la FCBE, Eugène Azatassou malgré le son d’espoir d’un Changement en déphasage a constaté le fossé qu’il y a désormais entre les deux visions.
Plusieurs attractions et ateliers de réflexion ont meublé ce congrès qui au finish à accoucher d’un certain nombre de recommandations et résolutions. Au nombre de ces résolutions, un appel de cohésion au sein de l’alliance G et F a été lancé et les femmes et hommes de bonne volonté ont été appelés à un sursaut patriotique pour sauver notre démocratie qui serait en danger. Bien d’autres résolutions qui prouvent que ce congrès a vraiment comblé les attentes figurent également dans la galerie des recommandations.
Journal LE GRAND JOURNAL 10/08/09
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