Gouvernance et Gestion du pouvoir sous le Changement : Gbégnonvi se dit « profondément déçu »
L’ancien Ministre Roger Gbégnonvi s’est montré très critique du pouvoir du changement hier sur le plateau de Canal 3 Bénin. Sur différents sujets, il a montré sa désapprobation et formulé parfois des propositions.La Société civile peut compter encore sur un de ses membres qui dans le passé était en tête de peloton pour les combats. Malgré les 11 mois passés au gouvernement dont il est débarqué depuis bientôt une année, Roger Gbégnonvi s’est montré très acerbe à l’égard du gouvernement et surtout du Chef de l’Etat. Professeur de lettres, l’ancien Ministre de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales, même s’il faisait usage de figures de style, cachait très peu la profondeur de sa déception. Parlant des résultats obtenus après trois années de gestion à l’ère du Changement, il a déclaré : « je suis profondément déçu parce que je l’ai ardemment soutenu ».
Autres morceaux choisis illustrant la désillusion de Roger Gbégnonvi : « je ne serais pas entré au gouvernement si ce n’était pas Boni Yayi », « je pense que le Chef de l’Etat a fait des erreurs et même des fautes », « l’unité nationale depuis trois ans, est gravement ébranlée », « il nous a trompé mais il peut reprendre la main », « le pardon suppose la réparation ».
S’agissant du dossier Cen Sad, l’ancien ministre soutient qu’il a « trop d’estime pour Lawani, pour penser aujourd’hui qu’il n’informait pas le Chef de l’Etat ». De toutes les manières, il estime n’avoir pas « élu Lawani mais Boni Yayi ».
Par ailleurs, le ministre jure que s’il était au gouvernement au moment où Rachidi Gbadamassi a rejoint la mouvance, il démissionnerait car « personne ne comprendrait que Gbégnonvi soutienne la même personne que Gbadamassi ».
Joël C. TOKPONOU
Journal LE PROGRES 10/08/09
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