La Cstb ne décolère pas
Le bureau exécutif national et le bureau directeur de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) étaient en assemblée général hier 17 août 2009 à la Bourse du travail. L’objectif de la rencontre, c’est d’analyser la situation socio-politique et économique du pays et faire part de leurs intentions face aux nouvelles donnes politiques.Ainsi, fidèle à ses habitudes, le secrétaire général de la Cstb, Gaston Azoua (photo ci-contre) et ses compagnons, ont dans un langage direct ponctué de critiques acerbes, dénoncé la mauvaise lecture de la démocratie faite par le régime en place. D’une part, ils accusent le gouvernement de mettre à mal les libertés syndicales chèrement acquises à travers ses interdictions de manifestation et d’opinion. D’autre part, ils se disent surpris du mépris du même gouvernement à aller au bout du traitement des dossiers visant les mesures sociales. C’est le cas notamment selon eux, de l’absence d’une note officielle accompagnant les conventions pour orienter la façon de gérer les fonds qui leur sont alloués. L’autre fait qui n’est pas passé sous silence lors de cette rencontre, ce sont les dessous du dossier Cen-sad. « Les quelques remaniements techniques et rares limogeages intervenus suite aux nombreuses irrégularités enregistrées dans ce dossier ne sont que la face cachée de l’Iceberg. Nous allons continuer à faire feu de tout bois jusqu’à ce que tout soit clair », a martelé Gaston Azoua. Par rapport à la descente de l’Ige dans ses locaux, la Cstb oppose toujours son refus de se faire contrôler. Au de là, ils dénoncent le moment choisir pour opérer ledit contrôle qui selon eux s’apparente de plus en plus à une arme de dissuasion. Du coup, ils exigent la même épreuve pour tous les services liés à la gestion courante du gouvernement actuel.
Journal LE MATINAL 18/08/09
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