''Comme je le pense'' Les mouvements, où sont-ils passés ?
La galaxie courtisane de Boni Yayi n’est elle pas en manque d’inspiration ? Tout porte à le croire. En effet, depuis quelques temps, on ne voit plus la création sans limite des mouvements à la solde du Changement.Alors que depuis fin 2007, à des décades de la prochaine présidentielle, il n’y a donc pas de jour où un laudateur zélé, un marmouset à la solde du patron de l’Etat FCBE- UMPP ne crée un machin pour aduler le chef de l’Etat. La situation a pris une ampleur tellement grande au point où dans le troupeau, même les brebis de la 36ème heure ne manquaient aucune occasion pour vilipender et jeter en pâture les hommes politiques qui ne partagent pas les idéaux le chantre du Changement, Boni Yayi.
Mais subitement, le soufflet de l’enthousiasme pour créer la flopée de mouvements et autres associations s’est rapidement retombé. Il ne pouvait en être autrement. Sur le plan du charisme et sur ceux de la gouvernance politique et financière, les promoteurs de la filière des mouvements ne pouvaient plus prospérer. Sous les tropiques du Changement, l’ennui est devenue une identité remarquable.
Au fil du temps, tous les balanciers qui imprimaient l’effigie du roi sur l’écu se sont rendus à la triste évidence que le leader de la mouvance qu’ils déifiaient et qui apportait de l’eau à leur moulin en disant que son pouvoir est d’essence divine n’était qu’un chef d’Etat sans ambition et sans volonté pour amorcer le développement. Comment pouvaient-ils continuer par faire croire aux populations, que Boni Yayi, est le rédempteur du Bénin alors que ses actes quotidiens le discréditent et témoignent que leur choix en 2006 n’était qu’une erreur historique ?
A travers ses actes sur le plan politique, c’est la déception. En effet, dans le souci de prendre des longueurs d’avance sur les concurrents de leur chef pour 2011, les sbires du président de la République ont commencé par toucher du doigt les risques.
Le premier, c’est qu’ils sont devenus conscients que s’ils continuent de soutenir le premier magistrat qui s’est lancé dans une campagne électorale précoce et effrénée, n’hésitant devant rien, la probabilité de voir l’édifice de paix, d’harmonie et de concorde nationale détruit est très grande.
Le second, c’est que les réfugiés endoctrinés du Changement ne sont plus myopes depuis que le recours à la violence et à l’intimidation sont devenues des principes cardinaux dans le pays.
A l’heure de la réflexion par rapport à sa gestion économique, ses proches qui essaimaient les associations et autres clubs électoraux dans toutes les ruelles ont été déshonorés par Boni Yayi qui ne fait que cumuler des scandales. Le dernier en date est celui de la Cen-Sad où des milliards de nos francs se sont volatilisés dans la seule réhabilitation du Centre international des conférences et du Palais des congrès.
Continuer de soutenir Boni Yayi dans ces conditions n’est qu’une déconcertante honte car, entre honte de fossoyeurs et laideur, la fierté a déjà fait son choix.
TF
Journal LE GRAND JOURNAL 19/08/09
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