Prochain remaniement du gouvernement Yayi : Léandre Houaga des PME à la porte
Le prochain remaniement ministériel qui s’avance à grand pas aboutira au départ certain d’un certain nombre de collaborateurs du chef de l’Etat. C’est le branle-bas dans les différents ministères et de l’insomnie pour des ministres. Si des départs sont enrôlés dans des papiers à doute, d’autres sont certains. Sur la ligne, on peut noter la présence effective du ministre des Petites et moyennes entreprises (PME), Léandre Houaga.Le chef de l’Etat s’affaire à opérer dans les jours à venir, un toilettage de son gouvernement. Plusieurs ministres sont pressentis pour faire valoir leurs compétences dans d’autres structures de l’Etat. Ces départs auront pour motif ; l’inexpérience politique, le manque de rendement, l’inutilité du département attribué. Selon des analyses et des considérations idoines, l’on peut inscrire l’un ou l’autre de ces différents ministres partants dans ces divers modules. Le cas actuel du ministre des Petites et moyennes industries s’inscrit dans l’ensemble des trois modules cités ci-dessus.
Dans une logique rationnelle, prenons cas par cas, les modules et essayons de voir. Dans le module de l’inexpérience politique, le ministre s’est bien illustré de par son inexistence politique dans sa région qui pourtant constitue pour le chef de l’Etat, une proie difficile à saisir car le président du PSD Bruno Amoussou, surnommé le « renard de Djakotomey » est bien présent et ne saurait être distrait. Il a déjà balisé toute la grande région du Mono-Couffo et sa dernière rencontre avec le chef de l’Etat n’est pas en faveur des ministres originaires de la zone ; Lani Davo, Léandre Houaga et consorts doivent se faire des soucis car ils connaissent le mode opératoire de ce dinosaure politique. Le chef de l’Etat s’est peut être rendu à l’évidence que ses soldats ne font pas le poids face à ce dernier. Sur le terrain politique c’est alors perdu pour le ministre Léandre Houaga. Mais puisqu’on y est, quelle est la carte de visite politique de ce dernier ?
Dans le module « manque de rendement », il répondrait évidemment présent ; on se demande ce que ce ministère a concrètement fourni comme résultats depuis que le chef de l’Etat a bien voulu confier ce département au ministre Léandre Houaga ? Il a fallu que s’ébruite un prochain remaniement que tout le staff du ministre qui est resté dans la léthargie se réveille comme piqué par une guêpe dont la ruche a été dérangée. Des sorties dans quelques industries et on pense que le chef de l’Etat a mordu à l’appât du saupoudrage. Le manque de résultat s’explique aussi par la récente fermeture de l’usine de fabrication de tabac « American British Tobacco » de Ouidah.
Des emplois sont partis et des citoyens sont désœuvrés. Qu’est-ce que le ministère a bien pu faire pour éviter ce fait ? Nous n’encourageons nullement la production abusive du tabac mais cela aurait été une autre industrie que le phénomène serait le même. On nous dira aussi peut être que la survie des industries ne dépend pas directement du ministère, mais quelle est la politique mise en place par le gouvernement pour faire prospérer ces industries qui à priori ploient sous le poids de la mauvaise politique de fiscalité en vigueur dans notre pays.
Le troisième est d’autant plus précis qu’il découle naturellement du deuxième. Le manque de rendement explique un peu l’inefficacité, et ce ministère devrait être rattaché à un autre pour faire gagner à l’Etat des devises ; c’est aussi cela la réduction du train de vie de l’Etat tant souhaité. Somme toute, le ministre Léandre Houaga qui a certainement déjà fait le bilan à son niveau doit être consentant avec la présente analyse. Et puisqu’on ne saurait défoncer une porte déjà ouverte, nous lui souhaitons bon départ et le peuple qui est reconnaissant n’oubliera pas son passage ; que cela soit positif ou pas, l’essentiel est d’y faire un tour.
LH
Journal LE GRAND JOURNAL 21/08/09
Publicité