Jean-Baptiste Gnonhoué « Zone Franche » : Le constat du recul de la liberté
Le président de la Coalition béninoise pour la Cour pénale internationale (CPI), Jean-Baptiste Gnonhoué était hier sur l’émission hebdomadaire « Zone Franche » de Canal 3 TV. Au cours d’une émission qui a duré plus d’une heure et demi d’horloge, l’invité qui est un spécialiste des questions de droits de l’homme a dans un langage de vérité exprimé, l’état d’angoisse du peuple quant à la privation des libertés de droits de l’homme.L’émission « Zone Franche » de Canal3 TV a reçu ce week-end, Jean-Baptiste Gnonhoué de la Coalition béninoise pour la Cour pénale internationale (CPI). L’invité a mis en exergue l’angoisse du bas peuple en ce qui concerne la privation des libertés de droits de l’homme.
Les différents aspects politiques développés au cours de cette émission par cet ardent défenseur des droits de l’homme au Bénin, démontrent qu’en quelques années, le capital droits de l’homme acquis lors de la conférence des forces vives de la Nation s’est considérablement effrité.
Tout en décriant cette politique mise en place pour remettre en cause les acquis de cette historique conférence de fevrier1990, il dit être en contact avec le bas peuple et à travers les sondages questionnaires, il ressort que ce bas peuple qui constitue, la majorité, a perdu toute espérance face aux agissements du gouvernement en place. Dans un réquisitoire à la limite du désespoir, l’invité a exprimé l’aspiration du peuple qui consiste à mettre tout en œuvre pour préserver les acquis de notre conférence des forces vives de la Nation.
Au nombre des exemples qui viennent étayer ce qu’il convient d’appeler les dérives en matière de privation des droits de l’Homme, l’invité a eu recours à la fameuse interdiction de la marche des syndicalistes, une marche qui a été interdite par le gouvernement du Changement.
Ce qui est regrettable c’est que, les travailleurs sont dans leurs droits en matière de libertés syndicales surtout que l’objectif est d’exprimer leur ras-le-bol face à une gestion calamiteuse d’un certain nombre de dossier d’Etat.
Pour l’invité, la marche est une manifestation de rue qui fait partie des libertés sociales. Pour cela, il se sent offusqué de constater ce qui s’est passé. Il y a matière à s’inquiéter a souligné Jean-Baptiste Gnonhoué.
Au-delà de ce que l’invité a dénoncé avec véhémence, il a fustigé le comportement du chef de l’Etat qui adopte la politique d’éloignement vis-à-vis des organes de défense des droits de l’homme.
Le Bénin n’est plus côté sur le plan des droits de l’homme et l’opinion internationale se demande ce qui peut bien être à la base de cet état de chose. L’invité semble constater comme une stratégie douce mise en place pour ralentir la manifestation de la liberté des droits de l’homme. Jean-Baptiste Gnonhoué a pendant tout le temps qu’a duré le développement du volet libertés des droits de l’homme tiré la sonnette d’alarme sur ce qui doit être décrété comme état de veille quant à la préservation des libertés sous toutes ses formes.
C’est avec un chagrin au cœur teinté d’une lueur d’espoir qu’il refermé ce volet. Ce long développement a laissé entrevoir le lourd sacrifice tant humain, matériel et temporaire qui a été consenti avant d’en arriver à cette historique conférence des forces vives de la Nation ; laquelle conférence a engendré ces acquis qui aujourd’hui sont foulés aux pieds.
Landry HOUETON
Journal LE GRAND JOURNAL 31/08/09
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