Bras de fer entre syndicat et gouvernent : La CSI interpelle le régime
La Confédération syndicale internationale était au Bénin en début de week-end et par rapport au différend qui oppose les centrales syndicales au gouvernement, a demandé au régime en place de revoir sa copie pour ne pas subir des sanctions.Une délégation de la Confédération syndicale internationale (CSI) était au Bénin au début du week end. Elle a été conduite par Adrien Akouété, secrétaire général adjoint de l’institution. Ce dernier a rencontré les leaders syndicaux à la bourse de travail. À entendre M. Akouété, le gouvernement béninois n’a pas le droit d’envoyer l’Inspection générale d’Etat pour fouiner dans les arcanes des centrales syndicales. Tout en mettant en garde le pouvoir, il a n’a pas oublié de demander aux autorités béninoises de ramener la balle à terre afin d’éviter des sanctions.
Selon lui, si le régime en place continue dans ces agissements qui vont contre les réalités syndicales, la Confédération syndicale internationale sera obligée de mettre en branle sa machine de pression contre lui. Pour ce responsable de la CSI, il existe dans ce pays des Institutions compétentes comme le Conseil économique et social comme recours pour le gouvernement au lieu de s’en prendre directement aux centrales. Avec le soutien de la CSI aux travailleurs, le président Boni Yayi et ses collaborateurs n’ont pas le choix que de réculer pour ne pas être vitupérés partout dans le monde.
Ce soutien intervient dans un contexte de méfiance entre le gouvernement et les centrales syndicales. En effet, suite à l’inoubliable marche des travailleurs pour dénoncer les catastrophes du gouvernement et des agissements contre les libertés d’expressions et syndicales, le pouvoir a envoyé l’Inspection générale d’Etat dans les locaux des centrales syndicales. C’est pour vérifier la gestion que ces dernières font des aides à elles accordées par l’Etat.
Ce qui n’a pas été apprécié par les acteurs de la vie syndicale. En effet, ces derniers ont déclenché une guerre de dénonciation contre le gouvernement. Car, disent-ils, le pouvoir n’a pas à foutre son nez dans la gestion de leur structure, encore moins le droit de leur envoyer l’IGE dans ces conditions.
C’est dans ce bras de fer dans lequel végétait le pays que la semaine passée, qu’a eu lieu la visite du Secrétaire général adjoint de la Confédération syndicale internationale (CSI), Leur menace semble avoir abouti car, le chef de l’Etat vient de demander à l’IGE de mettre fin à leur mission.
Hubert HOUNWENOU
Journal LE GRAND JOURNAL 31/08/09
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