Menace sur la rentrée prochaine : Le gouvernement entre le marteau et l'enclume

Publié le par MJPAC-ABT

La prochaine rentrée scolaire 2009-2010 risque d’être fortement perturbée. L’épineux problème reste et demeure, le traitement des 16 000 dossiers de reversement.
La rentrée scolaire aura-t-elle lieu ou pas ? Malgré le report de la première date annoncée, les enseignants continuent de grincer des dents. Ils sont très fâchés contre le gouvernement et plusieurs d’entre eux se mobilisent déjà pour observer un boycott.
La vraie source de leur mécontentement est la gestion que le pouvoir en place est entrain de faire par rapport à des milliers de dossiers devant consacrer le reversement des enseignants contractuels dans le compte de l’Etat.
Au cours de la rencontre du chef de l’Etat avec les enseignants du septentrion à Parakou il y a quelques jours, le ministre Bernard Lani Davo en charge des Enseignements secondaire et technique et de la formation professionnelle a indiqué que le nombre de ces enseignants à reverser s’élève à environ 16 000.
Aujourd’hui, avec la paralysie permanente des activités au niveau du ministère de la Fonction publique et du travail, le traitement de ces dossiers a été hypothéqué. Car, les travailleurs de ce ministère exigent la délocalisation de ce département de Ganhi pour ailleurs. Malgré les tentatives du ministre Christophe Kint Aguiar pour démobiliser le mouvement ou pour intimider les travailleurs, ces derniers sont démeurés radicaux dans leur combat.
En effet, la première autorité du ministère a essayé de réquisitionner 22 agents sans avoir gain de cause. Ces travailleurs ont maintenu leur position et ne se sont pas rendus à leurs postes de travail. Les salaires des grévistes ont été amputés à l’ordre de 42%. Et pourtant, le mouvement de grève est entré dans sa phase active de non retour sans satisfaction.
La rentrée est là. Comment faire ? C’est aujourd’hui la grande interrogation du gouvernement. D’un côté, les enseignants menacent fortement. Ils se mobilisent pour boycotter l’événement. Ils ne comptent pas baisser les bras. Ils ne veulent rien entendre si ce n’est le règlement de leur problème de reversement.
Dans le même temps, les travailleurs du ministère de Travail et de la fonction publique qui sont qualifiés pour traiter leurs dossiers sont en grève avec reconduction automatique toutes les semaines. L’affaire est devenue une véritable équation à plusieurs inconnus pour Boni Yayi et ses ministres.

Hubert HOUNWENOU
Journal LE GRAND JOURNAL 09/09/09
Publicité

Publié dans Politique nationale

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article