Plus d’espoir pour Boni Yayi
Le chef de l’Etat Boni Yayi probable candidat à sa propre succession dispose t-il d’autres atouts à faire valoir pour renverser la tendance en sa faveur en 2011 ? La réponse est non. D’abord parce que même si d’aucuns estiment que contrairement au plan politique, sur le plan économique les fruits ont tenu la promesse des fleurs, d’autres par contre n’embrayeront jamais cette trompette. Ils font partie d’ailleurs de la grande majorité qui dénonce la politique de fuite en avant du régime en place. Naturellement, ils dénoncent la cherté de la vie et l’amenuisement du panier de la ménagère. Deux principes vitaux à l’épanouissement de l’économie nationale. Et il n’y a que ceux qui refusent d’y constater qui ne remarquent pas la désolation du peuple par rapport à cette situation. Certes la crise économique qui sévit actuellement au Bénin n’est pas l’apanage du régime du Changement, mais il a eu l’honneur de l’accueillir comme le président Soglo a été victime de la dévaluation lors de son quinquennat. La deuxième raison qui milite en défaveur du potentiel candidat de l’alliance politique au pouvoir est liée au fait des débauchages sauvages dont il a seul le secret. C’est bien de se mettre aux trousses des Soglo pour avoir scellé le protocole d’accord avec les autres formations politiques réunies au sein du G4 et Force-Clé. Avant de procéder à la nomination de Galiou Soglo, ou au débauchage de Zéphirin Kindjanhoundé et autres cadres de la Renaissance du Bénin, s’est on posé la question de savoir la réaction des leaders de ce parti ? Ce n’est pas évident qu’ils aient bénis cet état de choses quand ils savent que tout est mis en œuvre pour déstabiliser leur formation politique. Là où les choses semblent compliquer pour le Docteur Thomas Boni Yayi est que les 75% obtenus au second tour de l’élection présidentielle de 2006 ont été mobilisés grâce au soutien des partis qui forment aujourd’hui le G4 et de Force-Clé à l’exception du Prd. Encore que ses 35% ont été réalisés grâce au soutien des figures emblématiques de la politique béninoise dont l’honorable Valentin Aditi Houdé. Le leader du Changement peut-il se prévaloir aujourd’hui d’avoir récompensé tous les acteurs de sa victoire de 2006 ? N’y a-t-il pas des déçus du système, sont entre autres questions que doivent se poser les caciques du pouvoir en place qui au lieu de peindre le réel tableau de la situation au chef de l’Etat lui font des fiches tronquées dans l’espoir d’attirer son estime. Si le président Nicéphore Soglo a payé cash en 1996 ses erreurs politiques, ce n’est pas au leader du Changement de réaliser un miracle en 2011. Le peuple lui chantera à l’oreille que ce ne sont pas les passages à niveau de Steimetz ni l’échangeur de Godomey qu’il va manger comme il a été chuchoté au président Soglo que ce ne sont pas des pavés qu’on va manger. Pas d’à peu près en politique. Les erreurs sont déculottées.Journal 24 HEURES AU BENIN 09/09/09
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