GOUVERNEMENT VENTILATEUR: Yayi Boni offre trois cent millions à Andoche AMEGNISSE
Qui a dit que Yayi Boni n’est pas un corrupteur ? Nous à TSYB 2011 nous affirmons le contraire. Car la démarche qui consiste à tenter d’acheter le Premier Opposant Déclaré après avoir en vain essayé de le réduire au silence n’a pas un autre nom. Yayi Boni ne sait plus de quels moyens user pour faire taire les critiques du Professeur Andoche AMEGNISSE. Déjà au mois d’Avril 2009 pendant qu’il était prisonnier et hospitalisé au CNHU, un mi nistre obéissant aux ordres de Yayi Boni est entré en contact avec l’opposant radical et lui a transmis la proposition de rejoindre la mouvance présidentielle avec une déclaration médiatisée dans laquelle Amégnissè demanderait pardon. En compensation et selon les dires du ministre aux ordres du Président, Yayi Boni serait prêt à effectuer un remaniement ministériel pour faire entrer son opposant au gouvernement. Si Andoche Amégnissè acceptait que la médiatisation soit organisée par le Chef de l’Etat lui-même, il recevrait le même jour un montant de cent million de francs CFA en plus d’une évacuation sanitaire en France au frais de l’Etat. Mais Amégnissè ayant toujours la dent dure contre Yayi a décliné l’offre et réaffirmé par voie de presse son opposition depuis son lit d’hôpital. Au mois de Juin après la libération de l’opposant, Yayi apprend qu’il a rencontré Abdoulaye Bio Tchané candidat pour l’élection Présidentielle de 2011. Ne pouvant accepter cela le dictateur distributeur de billets de banque revient à la charge par le truchement d’un célèbre avocat qui s’était porté partie civile dans le procès contre Andoche Amégnissè. L’avocat organise au domicile d’un ministre et en présence d’une amie du dictateur une rencontre avec l’opposant et offre trois cent millions de francs CFA si Amégnissè acceptait de se rendre à Tchaourou pour rencontrer le Président. L’opposant radical répond qu’il préfèrerait être reçu au Palais de la Présidence de la République à Cotonou et qu’il entendait faire une déclaration face aux médias au Codiam de Cotonou le jour même de l’audience avec le Chef de l’Etat. « Si vous acceptez cela, donnez moi les trois cent millions et dites à Yayi que je serai au Palais demain matin pour l’audience.. » ajouta le Professeur Andoche Amégnissè avec le sourire aux lèvres. L’avocat intrigué demande à se retirer pour consulter le Président. Puis il revient et annonce que Yayi Boni refuse de laisser Amégnissè parler face aux médias. « Vous êtes trop dangereux. Et si vous acceptez de venir avec nous, vous ne devez plus ni parler ni écrire » conclut l’avocat. Alors Amégnissè met fin aux discussions. On n’achète pas le silence d’un opposant qui a accepté d’aller en prison avec trois cent million. La liberté coûte très cher et même les milliards du dictateur ne sont pas suffisants pour nous l’arracher.. Par Génération Mathieu KEREKOU
Journal HOMME ET FEMME - TSYB 2011 Août 2009
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