''Comme je le pense'' Question à qui de droit

Publié le par MJPAC-ABT

Avec un gouvernement qui continue de liquider les affaires courantes au lieu de gérer le pays, à quel type de rentrée pourrait-on s’attendre pour cette année académique 2009-2010 ?
En effet, à la veille de la rentrée des classes, c’est la psychose chez les parents. Attardons nous simplement sur le cas des parents dont les enfants qui doivent faire l’entrée en sixième dans le public. Cela nous permettra de ne pas allonger la litanie des récriminations contre un gouvernement qui n’excelle que dans le redoublement des politesses cérémonieuses.
Pour répartir les élèves en sixième actuellement, c’est la croix et la bannière pour les patrons du secteur de l’éducation. En pourtant, le gouvernement de Boni Yayi a agité dès sa prise de pouvoir un projet qui a fait rêver. Il s’agit du projet de construction de 6000 salles de classes. Mais comme tout ce qui se fait avec hâte est certain d’être démodé, on ne sait plus le sort qui est réservé à ce projet. Une fois encore le pouvoir a succombé à l’excès de sa gouvernance trompeuse qui a consisté dans le domaine de l’éducation " à construire, à bâtir " 6000 salles de classe avec des matériaux virtuels.
L’immense espoir né de l’avènement de ce projet du Changement, a laissé croire aux partenaires sociaux et à la jeunesse surtout, que l’acte serait joint à la parole plus que par le passé. Ce projet de 6000 salles de classes a permis de rêver. Aujourd’hui, la réalité est là. Ce projet n’était qu’un miroir aux alouettes. Même les enfants que le Seigneur a dignement traités ont été confrontés à cet effet d’annonce sur une question essentielle de développement.
Si le flou artistique demeure sur les vraies capacités d’accueil de l’école béninoise, c’est parce qu’on a voulu en faire une question d’âme alors qu’elle devait être une question d’esprit. Sur un projet d’avenir comme celui des infrastructures, on ne brûle pas d’ouvrir un corpus dans la dispersion et dans la précipitation. En procédant ainsi, on est dans la logique de la question d’âme. Par expérience, cette dernière a toujours été une vielle démarche.
Par contre sur une question d’esprit comme celle-ci, c’est la prévision et l’organisation rationnelle du travail qui forcent l’admiration. Mais contre toute attente, on a assisté à l’absence d’un cadre programmatique de développement et de méthode. Cela devait être un principe angulaire dans le cas de ce projet de construction des salles de classe.
Comment le gouvernement de Boni Yayi peut-il enlever les barricades aux guichets avec la gratuité de l’école et ne pas recourir à un projet sérieux ? Alors qu’on a fait miroiter un projet porteur d’avenir, on a assiste à des goulots d’étranglement qui secrètent l’arriération des jeunes béninois. Ces derniers travaillent dans des salles archicombles. Mais là n’est pas encore le problème. Le plus difficile, c’est d’y parvenir car, la spéculation qui entoure cette nouvelle filière, celle dite " des inscriptions dans les établissements publics " est de nature à rebuter plus d’un parent qui ne se retrouvent dans le cul à sac.
Combien payera un élève de sixième prochainement ? Combien de feuilles de tôles ou de paquets de ciment apportera t-il comme participation à l’effort de guerre avant d’accéder aux cours ? Malgré ces projets, seul le président Yayi est en mesure de nous dire si l’école de mon village se porte mieux.

Titus FOLLY
Journal LE GRAND JOURNAL 15/09/09
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Publié dans Politique nationale

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