Flou dans la réalisation de la Lépi : La " Jeunesse unie pour la Nation " dénonce Epiphane Quenum
Une conférence de presse des " Jeunes unis pour la Nation " s’est déroulée hier au siège du Parti social démocrate (PSD) à Cotonou. Au cours de rencontre avec les hommes des médias, ils ont dénoncé le superviseur général Epiphane Quenum à propos de la crise que traverse la Commission politique de supervision en charge de la réalisation de Lépi.Les " Jeunes unis pour la Nation " ne sont pas contents de la manière dont le superviseur général, de la Commission politique de supervision, Epiphane Quenum est entrain de diriger les activités de la CPS pour la réalisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi). Ils ont donné de la voix hier pour exprimer leur désapprobation face à cet état de chose.
En effet, dans une déclaration liminaire lue par le coordonateur national adjoint du JUN, Béo Aguiar, la Jun a fustigé le fait que " les accointances malsaines observées entre certaines composantes de cette Commission et le Consortium FCBE - Quenum ont fini par mettre à mal le fonctionnement régulier de l’institution devant encadrer le processus de réalisation consensuelle de la Lépi ".
Pour les jeunes de la Jun, le mode de recrutement des agents cartographes et des superviseurs ne répond pas aux normes prescrites par les textes. Ce qui a conduit à " une sélection fantaisiste et partisane des collaborateurs extérieurs chargés de la collecte des dossiers de candidature ". Selon Béo Aguiar, " les recrutements opérés pour l’installation des membres des structures techniques, à savoir la Coordination nationale de la cartographie censitaire, le Centre national de recensement et le Centre national de traitement ont été effectués dans une totale opacité ".
À entendre la Jun, le comble de la crise que traverse aujourd’hui la structure faitière dans la réalisation de la Lépi, c’est le choix unilatéral de maires et d’individus chargés de réceptionner les dossiers des candidats agents cartographes et superviseurs par le superviseur général ce qui, ne garantit pas la crédibilité de cet instrument électoral. Or, c’est pour raison de transparence et de fiabilité du suffrage que les différents acteurs de la vie publique et les bailleurs de fonds ont souhaité que la Lépi fasse l’objet d’un minimum de consensus.
Selon les jeunes unis pour la Nation, des membres de la CPS initient des rencontres clandestines au détriment des règles établies. C’est d’ailleurs la violation de ces dernières qui ont amené les députés G et F à suspendre leur participation aux travaux de la CPS. Aujourd’hui, ce n’est seulement les trois députés qui tirent la sonnette d’alarme et, ces dénonciations devraient faire agir efficacement, la communauté internationale. Car, vaut-il mieux prévenir que guérir.
Ecrit par Hubert Hounwenou
Journal LE GRAND JOURNAL 18/09/09
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