Examen et adoption du budget du Parlement :Les travaux repoussés à Jeudi prochain

Publié le par MJPAC-ABT

Les députés réunis en séance plénière pour le compte de la quatrième session extraordinaire de l’année 2009 n’ont pu adopter le projet de budget du Parlement exercice 2010 en raison de quelques amendements faits et qui feront l’objet d’une séance de travail entre la commission des finances et les questeurs avant la reprise des travaux jeudi prochain.
La représentation nationale conformément aux dispositions des articles 149, 150 et 151 a amorcé l’examen du projet de budget exercice 2010 de l’institution parlementaire. C’est ce qui justifie la tenue de la présente session extraordinaire sur demande de 44 députés.
Le projet de budget objet d’étude en plénière s’articule autour de la sauvegarde de tous les avantages des députés et du personnel de l’institution, de la provision pour la retraite des députés, du renforcement des crédits destinés aux enquêtes et contrôles parlementaires sans oublier la compression de ceux relatifs aux équipements socio administratifs. Il s’élève à 8.488.309.136 francs CFA et a connu un accroissement 3,89% contrairement à la lettre de cadrage du gouvernement qui a limité la barre à 3%.

Son élaboration a tenu compte des normes de l’union monétaire Ouest africaine sans occulter la satisfaction de certaine revendication exprimée par les fonctionnaires parlementaires à travers le SYNAPA.

Malgré cela, les élus de la nation lors de l’examen n’ont pas été du tout tendre. Et cela en raison de la non considération des trois missions fondamentales du Parlement au moment de la confection dudit budget.

A ce sujet, l’honorable Epiphane Quenum a suggéré que 10% du budget soit dégagé à chaque exercice afin de combler le vide de contrôle de l’action gouvernementale. Son collègue Tidjani Serpos ira dans le même sens pour montrer que 200 millions c’est très peu pour contrôler le pouvoir. Il profitera de la même occasion pour fustiger comme son collègue Rosine Soglo le retard criard qu’accuse l’examen du budget exercice 2010 de même que la distribution des rapports. Il en sera de même pour l’immatriculation des véhicules de fonction qui a mis trop de temps selon lui et qui met les élus de la Nation dans une position irrégulière en raison du délai passé.

Timothée Gbèdiga trouvera que 10 millions pour la communication en ce qui concerne l’équipement est trop dans un contexte où les biens acquis s’évaporent. Tchabi Sika comme biens d’autres de ses collègues évoqueront la question de l’application des mesures de la conférence des présidents au sujet de l’usure des véhicules. Il a exhorté ses collègues à s’inscrire dans la dynamique de recherche d’une solution graduelle.

La question de la dernière mission d’information a été aussi au cœur des débats et les députés dans l’ensemble ont fustigé la manière dont les ressources mobilisées pour la cause ont été gérées.

Dans l’ensemble, on note une série d’amendement de fond qui porte sur la réorganisation de l’affectation des crédits notamment dans le sens du respect des trois missions fondamentales de l’institution. C’est ce qui justifie la suspension des travaux dans la perspective de la concrétisation d’une séance entre les questeurs et les membres de la commission des Finances pour une nouvelle monture qui fera l’objet d’examen et d’adoption jeudi prochain.

Ecrit par Nicaise Azomahou
Journal LE GRAND JOURNAL 23/09/09
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Publié dans Politique nationale

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