Intenses activités politiques des leaders du G4 et Force Clé: Boni Yayi redoute la candidature unique
La candidature unique au sein du G4 et de Force-clé donne l’insomnie au pouvoir du Changement. Au lieu de changer de stratégie, il préfère distraire le peuple par une campagne d’intoxication sans fondement au moment où les leaders de l’opposition conjuguent leurs efforts pour réaliser l’alternance politique en 2011.Le séjour des leaders de l’opposition à Paris continue d’effrayer la mouvance au pouvoir. De jour en jour, la panique gagne le rang des Cauris qui, au lieu de recentrer leurs activités, ont préféré faire de la diversion. Le plus souvent, ils banalisent les accords de la Haie Vive, en mettant des doutes sur la solidité de l’alliance G4 et Forcé-Clé. « Une chose est de signer un protocole, une autre est de le respecter » a-t-on souvent entendu des responsables de la mouvance au lendemain de la signature des accords de la Haie Vive. Et pourtant, telle une fournie les leaders de l’opposition continuent de finaliser méthodiquement leurs stratégies loin des regards indiscrets. A Paris, les opposants au régime du Changement ont profité de l’occasion pour faire les derniers réglages avant l’assaut final. Une initiative que le régime du Changement voit d’un très mauvais œil.
Le recours à l’intoxication
Face à la menace que constitue la candidature unique de l’opposition, les partisans de Boni Yayi n’ont trouvé d’autres alternatives que la désinformation. Une initiative mal conçue qui consiste à servir de bons plats garnis d’intoxication aux Béninois qui ont besoin d’un vrai changement pour amorcer le développement de leur pays. Les relais du Palais de la République ont abondamment distrait le peuple sur deux sujets principaux. Il s’agit de la question relative à la candidature unique au sein du G4 et de l’alliance Force-clé et de la retrouvaille des caciques de l’opposition à Paris. A voir l’importance des sujets abordés, une conclusion est simple à tirer : le pouvoir du Changement panique face aux réalités politiques actuelles du pays et choisit la voie de l’intoxication pure et simple de l’opinion nationale et internationale. Concernant la candidature unique au sein des forces démocratiques, on indique qu’il y a brouille entre le Parti du renouveau démocratique (Prd) de Me Adrien Houngbédji, le Mouvement africain pour la démocratie et le progrès (Madep) de Séfou Fagbohoun, le Parti social-démocrate (Psd) de Bruno Amousou, la Renaissance du Bénin (Rb) du couple Soglo et de l’alliance Force-clé de Lazare Sèhouéto. Selon les détracteurs de ces leaders politiques du pays, la candidature unique est hypothéquée et chacun d’entre eux choisira son chemin en 2011. Une pure désinformation. En effet, les leaders de cet intergroupe et leurs militants sont désormais plus déterminés à resserrer leur rang pour affronter les élections de 2011, car l’avenir de la démocratie béninoise en dépend largement. Ceci pour plusieurs raisons. Il y aura les élections législatives. Donc, les forces démocratiques sont obligées de se mettre ensemble pour barrer la voie aux dérives de ce pouvoir qui risque d’aller loin dans ses coups contre l’Etat de droit au Bénin. Qu’est-ce qui prouve que si les Fcbe remportaient largement les législatives de 2011, il n’y aurait pas une tentative de révision de la Constitution pour ouvrir le boulevard de la présidence à vie au leader du régime du Changement ? Plusieurs cas dans la sous-région en disent long. Le Sénégal considéré comme l’un des modèles de la démocratie en Afrique est sur ce chemin. Que cela vienne dans ce pays, n’étonne personne, puisque c’est la mode maintenant sur le continent. Un pouvoir qui refuse d’installer les conseils communaux là où il a perdu les élections peut se glisser facilement sur ce terrain. Ensuite, il faut qu’il y ait nécessairement l’alternance au sommet de l’Etat en 2011 pour sauver le peuple béninois des griffes de ce régime. Aujourd’hui, les difficultés quotidiennes des Béninois s’accroissent, alors qu’on chante le Changement sur tous les toits. A cela s’ajoutent la corruption à haute intensité, le clientélisme, les malversations, les décisions et contre-décisions, les dérives au sommet de l’Etat. Il y ressort que le peuple en a marre. Et, les hommes politiques sont conscients de cette exigence de leurs compatriotes. « Il faut changer le Changement », crient les uns et les autres. Enfin, sachant qu’il faut un cadre adéquat pour y arriver, les leaders politiques sont actuellement à Paris pour leurs tractations. On fait croire au peuple qu’ils sont allés gaspiller de l’argent en France, alors que leurs compatriotes d’Athiémé souffrent. Est-ce la première fois qu’ils se retrouvent à Paris ? N’ont-ils plus le droit de leurs mouvements ? N’est-ce pas le gouvernement qui est chargé de répondre en premier chef aux problèmes des Béninois ? Est-ce que leurs détracteurs savent qu’ils sont en train de prendre des dispositions pour venir plus efficacement au secours des populations d’Athiémé ? Les Fcbe n’ont fait aucune recherche. C’est pourquoi, ils distraient l’opinion comme d’habitude. Mais l’attitude du régime du Changement se comprend aisément. Ce sont les derniers soubresauts d’un pouvoir en agonie.
Cecile Agossa
Journal 24 HEURES AU BENIN 23/09/09
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