Incarcéré pour détournement et faux en écriture: Malgré sa libération, le maire de Dangbo est toujours gardé en prison
Le maire de Dangbo, Clément Gnonloufoun est libre de ses mouvements depuis hier mercredi, après une semaine passée en prison dans une affaire de détournement de fonds de la mairie et faux en écriture.Incarcéré à la prison civile de Porto-Novo pour une affaire de malversation et de falsification de signature, le maire de Dangbo, Clément Gnonlonfoun, a bénéficié d’une liberté provisoire hier mercredi, à la suite d’un procès en bonne et due forme au tribunal de la capitale politique du pays. C’était en présence de ses nombreux militants venus le soutenir. Des ténors du Mouvement pour la solidarité et la démocratie (Mds) du premier questeur de l’Assemblée nationale, Sacca Fikara, membre du groupe G13, et ceux de la coalition ‘’Union fait la nation’’ étaient également sur les lieux. A l’annonce du verdict, les militants de l’opposition, scandant des slogans hostiles au gouvernement du président Boni Yayi, étaient en liesse et criaient ‘’Victoire’’. Naturellement, on lisait l’amertume dans le regard des militants-Fcbe (Forces cauris pour un Bénin émergent) qui croyaient au retour en prison du maire Gnonlonfoun. Tête baissée et la main au menton, ils se sont retirés des lieux comme s’ils revenaient d’un enterrement. C’est dans cette ambiance que le tribunal s’est vidé progressivement. Pour les démocrates, cette libération du maire de Dangbo est la preuve que la justice béninoise n’est pas à la solde d’un pouvoir qui pense la manipuler à ses fins. D’autres pensent que c’est encore une victoire de l’opposition contre le régime du Changement. Le maire de Dangbo était allé en prison dans une affaire dite de détournement d’un montant de deux millions de francs cfa destinés à l’achat de ciment pour des travaux de construction dans sa commune. Ce dossier a été soulevé par les conseillers proches du pouvoir en place qui lui en voulaient. Cela était à la base de plusieurs polémiques jusqu’à ce que ses adversaires aient enclenché la procédure de sa destitution. Les cauris, après avoir échoué sur ce terrain, ont envoyé l’affaire devant la justice. C’est ainsi qu’il a été placé sous mandat de dépôt, la semaine écoulée. Devant le juge, le mis en cause a apporté un démenti formel à toutes les accusations portées contre lui et dénoncé le harcèlement dont il est victime de la part des éléments du régime du Changement. Après avoir analysé la situation, la justice a décidé de le relâcher provisoirement. En conséquence, il reprend son fauteuil de maire dès ce jour.
Cécile Agossa
Dernières Heures
Au moment où nous mettons sous presse, Clément Gnonlonfoun n’a toujours pas retrouvé sa liberté malgré la décision du Tribunal intervenue ce jour. De sources crédibles on apprend que des instructions auraient été données depuis Cotonou au régisseur de la prison civile de Porto-Novo dans ce sens.
A suivre
Journal 24 HEURES AU BENIN 24/09/09
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