Rebondissements dans l’affaire de Dangbo : Mises en garde de Fikara à Yayi

Publié le par MJPAC-ABT

Le premier questeur de l’Assemblée nationale en compagnie de ses alliés de l’intergroupe G et F a donné hier une conférence de presse. C’était hier à la salle polyvalente du Parlement au sujet des derniers développements survenus par rapport à l’arrestation du maire de Dangbo.
Le conférencier Sacca Fikara a dit sans ambages l’arrestation du maire Clément Gnonlonfoun est une gigantesque machination du pouvoir de BoniYayi contre sa personne. Aussi a-t-il martelé qu’aucune raison ne saurait expliquer le maintien en prison de l’élu communal. Selon ses dires, l’appel interjeté par le procureur n’est qu’un complot.
Sa conférence intervient 24 heures après que le maire de Dangbo est toujours gardé en prison malgré la décision du tribunal de première instance de Porto-Novo qui demandait de lever le mandat de dépôt délivré contre sa personne. Et cela parce que le parquet dudit tribunal s’est déclaré incompétent à connaître du dossier qui en fait relevait de la juridiction de compétence de la cour suprême notamment la chambre administrative.

Malgré cela, le procureur de la République selon les propos du conférencier l’aurait maintenu en prison en se fondant sur l’interjection d’un appel qui selon la pratique du droit n’a point d’effet suspensif. L’honorable Sacca Fikara qui semble être dans cette affaire selon ses déclarations la proie du pouvoir en place qui use de la politique politicienne pour parvenir à cette fin.

Concernant le maintien du maire dans les liens de la détention, le conférencier a insisté sur les procédures bancales mises en œuvre par le pouvoir pour parvenir à son but de connivence avec les conseillers FCBE de la localité. Ces derniers selon lui sont rejetés par la population du point de vue de la moralité.

Pour illustrer ses propos, il cite la correspondance en date du 9 juillet 2009 adressée au ministre de la Décentralisation et faisant état de la stratégie à user pour parvenir à leur complot. Au nombre de celle-ci, on peut citer le blocage des financements et des votes du budget sans oublier la perturbation du mandat. Il a évoqué également la question de manipulation de signature qui serait devenue monnaie courante dans la commune de Dangbo.

Il a également fait remarquer que c’est la sourde oreille du C/SAF à ne pas se conformer aux demandes d’explication du premier responsable de la commune au sujet du reversement de l’argent qui est le comble dans cette affaire qui a pris une tournure politique.

Au sujet de la stratégie de déstabilisation, le conférencier averti et rend responsable Boni Yayi à qui il demande de discipliner sa troupe de militants. Dans tous les cas, il a insisté sur le fait que la situation d’Avrankou, de Sèmè-Pdji, Lalo et autres ne se répétera pas à Dangbo à moins qu’on ne passe sur son cadavre. Pour la circonstance, il était assisté de ses alliés des G et F. On peut citer Lazare Sèhouéto de Force clé, de Jean-Baptiste, Augustin Ahouanvoébla et Antoine Idji Kolawolé tous du groupe politique G4. Tout ce beau monde n’a pas manqué de dénoncer les actes antidémocratiques du pouvoir de Yayi qui se multiplient dans un contexte où l’on a tenté sans succès de les embobiner dans un théâtre politique de « Semaine de la paix ».

Ecrit par Nicaise Azomahou
Journal LE GRAND JOURNAL 25/09/09
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Publié dans Politique nationale

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