Louis Vlavonou sur « Cartes sur table » :« Nous ne voulons pas d’une paix factice »

Publié le par MJPAC-ABT

Le député élu sous la bannière du Madep et membre de la Haute Cour de Justice, Louis Vlavonou ne croit pas en la volonté du gouvernement d’instaurer un climat de paix durable dans le pays. Il l’a fait savoir ce dimanche 26 septembre 2009 à Virgile Ahouansè et à Blaise Trinnou dans le cadre de l’émission « Cartes sur table » sur Océan Fm.
« Quand on parle de paix c’est qu’il y a un problème, un conflit. Mais on ne règle pas ce conflit et on parle de transmission du flambeau de la paix. Même si nous sommes d’accord sur le principe, nous n’accepterons pas une paix factice ». Ces propos traduisent bien le scepticisme de l’honorable Louis Vlavonou sur l’importance de la semaine de la paix organisée sur l’initiative conjointe du Haut commissariat à la gouvernance concertée et du Programme des Nations unies pour le développement(Pnud) couronnée ce dimanche par la transmission au chef de l’Etat, de la flamme de la paix au terme d’une semaine à travers tous les départements du pays. Parcours marqué faut-il le rappeler, par le boycott de la flamme par le maire de Porto-Novo, Océni Moukaram et l’Union fait la Nation(Un). Pour Louis Vlavonou, ce mécontentement puise ses gênes dans la mauvaise foi du gouvernement et particulièrement de son chef, le président Yayi Boni qui à en croire le député, entretient constamment les germes d’une crise à dimension politique et sociale. En clair, Yayi Boni pose des actes qui risquent d’avoir raison du pacifisme dont fait pourtant preuve le peuple béninois. Il en veut pour preuve l’affrontement qui a été évité de peu entre les douaniers et les policiers du fait de la confusion qui avait été créée par le gouvernement qui a imposé aux paramilitaires un Directeur général. En somme, selon l’honorable Vlavonou, le chef de l’Etat est un homme orgueilleux qui ne supporte pas les contradictions. L’honorable Louis Vlavonou a également été amené à se prononcer au cours de ce débat sur le protocole d’Union entre G4 et Force Clé dont beaucoup soulignent la fragilité. Selon lui, cet accord repose sur des bases d’autant plus solides qu’il est l’aboutissement d’un processus. Concernant l’écartement du G13, le député Madep a résumé la réponse en un mot : formalisme. Primo, selon le député, c’est parce que le G13 et G4 ne sont pas des regroupements de même nature qu’il n’a pas été possible d’associer le 1er groupe cité dans l’accord. « Le G4 est un ensemble de partis et d’alliances de partis politiques alors que le G13 est un regroupement de députés dont les prises de position politiques n’engagent pas les formations politiques dont ils sont originaires. Donc ils ne peuvent s’engager », a expliqué l’invité. Deuzio, c’est également ce formalisme que les députés reprochent au G4 quand ils l’accusent de ne les avoir préalablement pas informés des négociations qui ont abouti à cet accord. « On est tous ensemble au parlement et ils le savaient sûrement. Maintenant je crois que ce qu’ils nous reprochent c’est de ne les avoir pas informé individuellement », a-t-il déclaré. Par ailleurs, le député Louis Vlavonou réfute l’idée selon laquelle des difficultés de choix entre le potentiel candidat de la Rb Léhadi Soglo et celui du Prd Adrien Houngbédji cristallisent un clivage au sein du groupe. « Le candidat unique s’appréciera à l’aune des chances des uns et des autres pour le triomphe final », a expliqué l’invité. Par ailleurs, l’honorable a dénoncé le rôle du gouvernement dans le maintien en détention du maire de Dangbo et salué le sens d’anticipation des députés G et F au sein de la Cps, gage de réalisation d’une Lépi crédible.

Du vote des budgets de l’Assemblée et de l’Etat
Le budget 2010 de l’Assemblée nationale en augmentation par rapport à celui de l’exercice précédent, a été récemment voté par les députés sans une conformité avec la lettre de cadrage du gouvernement. Pour l’invité, cela ne constitue point un problème car la plupart des budgets des départements sectoriels ne se conforment pas à cette lettre de cadrage qui en réalité, est un dispositif à valeur plutôt indicative. Interrogé sur le sort qui attend la prochaine loi des finances de l’Etat exercice 2010, Louis Vlavonou a affirmé que son vote sans anicroches dépend du gouvernement. « S’il n’y a pas recentrage par rapport à tout ce qui avait été prévu dans le budget 2009, il peut y avoir quelques difficultés », a prévenu le député membre de la Commission des finances. Quand au prochain rapport du président de l’Assemblée nationale, l’invité a précisé que son adoption dépendra de l’introduction préalable en plénière du 1er rapport.

Calixte Adiyéton
Journal LE MATINAL 28/09/09
Publicité

Publié dans Politique nationale

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article