Après le boycott:Retour de l’opposition à la Cps-Lépi

Publié le par MJPAC-ABT

Après avoir suspendu leur participation aux activités au sein de la Commission politique de supervision (Cps) chargée du Recensement électoral national approfondi (Rena) et de l’établissement de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi), les trois députés ont fini par rejoindre l’équipe que dirige l’honorable Epiphane Quenum. Mais pas à n’importe quel prix.
Par une correspondante en date du 10 septembre 2009, les députés Gabriel Tchocodo, Timothée Gbèdiga et Léon Basile Ahossi avaient signifié aux présidents de la Cour constitutionnelle, (institution qui joue le rôle d’arbitre dans le cas de ce processus) et de l’Assemblée nationale (institution de provenance), qu’ils ne pourront pas continuer à prendre part aux activités. Dans une longue diatribe, les bouillants démissionnaires reprochaient au Superviseur général de la Cps/Lépi d’entretenir une opacité autour de la gestion des différentes activités entrant dans le cadre du processus. De la tenue des séances de réunions au choix des lieux devrant abriter les bureaux de réception des dossiers de candidature aux différents postes en passant par la désignation des collaborateurs extérieurs, les critiques formulées ont révélé l’existence d’un profond malaise qui a tôt fait de mettre à mal la cohésion au sein de l’équipe. Le superviseur général de la Cps/Lépi, Epiphane Quenum a été montré du doigt comme étant le principal écueil à la réalisation d’une Lépi transparente, consensuelle et acceptée de tous. Moins de deux semaines après avoir manifesté leur désaccord, les trois députés ne gardent plus la même position. L’entente semble revenir au sein de la Cps/Lépi. Agité depuis lors par de virulentes critiques internes, l’organe est en passe de tourner cette tumultueuse page marquée surtout par le retrait de trois de ses membres. L’hypothèse de sceller une entente est de plus en plus plausible et, ce ne sont pas les signes d’une issue prochaine qui manquent. Dans un premier temps, c’est le superviseur général de l’organe Epiphane Quenum qui a répondu à travers une correspondance à ses pairs. Selon nos informations, il a utilisé des termes qui semblent laisser entrevoir une ouverture pour prendre en compte les exigences posées par les trois députés avant de reprendre leur participation. Après les avoir invités à la table de négociation, il a initié une séance d’échanges qui malheureusement, n’est pas allée à son terme. Pendant que les échanges se déroulaient, le superviseur général a en effet suspendu la séance pour répondre à une sollicitation urgente à lui adressée par le ministre d’Etat Pascal Irené Koupaki. Toutefois, l’un des trois députés contacté affirme que tout pourrait rentrer dans l’ordre au regard du discours et des engagements de Epiphane Quenum. C’est en fait dans cette semaine que tout va se déterminer. En attendant, les trois députés qui se sont retirés des activités de la Cps/Lépi ont rejoint les rangs. Ils ont participé à un séminaire organisé en fin de semaine écoulée à l’hôtel Casa Del Papa de Ouidah. Au regard des nouvelles donnes, il convient de souligner que la situation s’est améliorée et le climat de tension tend vers une détente au sein de l’organe.

Fidèle Nanga
Journal LE MATINAL 28/09/09
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Publié dans Politique nationale

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