Semaine de la paix: Nicéphore Soglo boycotte Boni Yayi

Publié le par MJPAC-ABT

Le maire Nicéphore Soglo de la municipalité de Cotonou n’a pas remis le flambeau de la paix au chef de l’Etat Boni Yayi comme prévu, hier dimanche 27 septembre 2009, au Palais des congrès à la cérémonie de clôture de la semaine de la paix.
La semaine de la paix a pris fin hier dimanche 27 septembre 2009 sans les autorités municipales de Cotonou. La cérémonie de clôture n’a connu ni la présence du président-maire Nicéphore Soglo, ni de son premier adjoint Léhady Soglo. Ils ont tous boycotté l’événement. Le maire de Cotonou, Nicéphore Soglo, devrait remettre le flambeau de la paix au chef de l’Etat. Son absence et celle de son fils sont le signe du respect du mot d’ordre de l’opposition qui voit à travers cette manifestation une opération de charme du pouvoir en place. Alors pour sauver la face, c’est le maire Houssou Guèdè de la commune d’Abomey-Calavi qui a remis le flambeau au président de la République. Déjà au début de la semaine de la paix, le maire de la municipalité de Porto-Novo qui devait recevoir le flambeau en premier, a boycotté l’événement avec son conseil. Hier, c’est au même style d’absence qu’on a assisté avec les premiers responsables de la ville de Cotonou. Cela montre clairement que l’intergroupe G4 n’est pas du même avis que le pouvoir sur le contexte et la manière dont cette édition de la journée de la paix a été célébrée. Ce qui doit être un signal fort pour que le gouvernement et son chef prennent conscience de la crise qui règne dans l’univers politique du Bénin. Démarrée le 21 septembre dernier sur toute l’étendue du territoire national, la semaine de la paix a connu son épilogue hier dimanche à Cotonou. Représentants de la Société civile, conseillers au Palais de la République, ministres, présidents d’institution, dignitaires religieux, têtes couronnées et consorts étaient tous sur les lieux des manifestations. Mais, tous les intervenants ont fait savoir chacun que la paix doit se baser sur l’égalité, la bonne gouvernance, le droit à la différence, la tolérance, une bonne répartition des richesses nationales. Selon les uns et les autres, la paix concourt au développement, car aucun pays où il y a les conflits armés, la faim, l’injustice, la corruption et autres tares de la société, ne peut se développer. Pour sa part, le président Boni Yayi a déclaré que son gouvernement n’a qu’une ambition : celle de faire du Bénin un pays uni et de prospérité partagée. A cet effet, il a indiqué qu’il faut rejeter la violence sur toutes ses formes, car la politique doit être un moyen permanent de recherche de la paix. « Je vous invite à la tolérance », a-t-il souligné, avant d’ajouter que le Bénin traverse actuellement des moments difficiles à cause de la crise économique et financière internationale. Après avoir appelé les uns et les autres au dialogue, il a mis fin aux manifestations de cette semaine de la paix.

Isabelle AHOUNOU
Journal 24 HEURES AU BENIN 28/09/09
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Publié dans Politique nationale

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