Marche suivie de sit-in au ministère de la Fonction publique: Les enseignants exigent la satisfaction de leurs revendications
La Fédération des syndicats de l’éducation nationale a organisé hier mardi une marche pacifique suivie d’un sit-in au ministère de la Fonction publique. Ceci, pour exiger la satisfaction sans délai de leur plate-forme revendicative. Selon eux, le bon déroulement des activités économiques l’année 2009-2010 en dépend.Les enseignants exigent la satisfaction sans délai de leurs revendications faute de quoi l’année scolaire 2009-2010 sera perturbé Ils se sont manifestés à travers une marche suivie de sit-in au ministère de la Fonction publique. Cette marche organisée hier mardi par la Fédération des syndicats de l’éducation nationale a débuté à la Bourse du travail. Les marcheurs, scandant des cantiques hostiles à leurs autorités de tutelle, en particulier au chef de l’Etat, Boni Yayi, ont pris devant la direction générale de Libercom. Arrivés au carrefour de l’Unafrica, ils ont emprunté la voie menant à la mosquée centrale de Zongo. Une fois au rond point de l’Ocbn, les manifestants se sont engagés sur la voie passant derrière la Bceao qui les a conduit au carrefour du commissariat central du Port. Bifurquant à gauche, ils sont passés devant l’immeuble principal de la Banque of Africa, la direction de la Loterie nationale, le marché Ganhi, l’église Notre-Dame, la Librairie Notre-Dame. De la voie pavée passant derrière la Librairie Notre-Dame, les marcheurs se sont ébranlés sur le ministère de la Fonction publique. Sur les pancartes que brandissaient ces derniers, on pouvait lire entre autres : « Gouvernement assassin de Boni Yayi » : « Les enseignants contractuels locaux exigent leur reversement immédiat en contractuels d’Etat » ; « non à la précarité dans l’enseignement. » ; « les enseignants vacataires disent à la discrimination » ; « nous ne sommes pas des enseignants au charbon » ; « halte à l’injustice sociale ! Nous avons le droit de vivre comme tout le monde ». Au ministère de la Fonction publique, les marcheurs ont été reçus par le directeur de cabinet du ministre, Karim Banni entouré de ses collaborateurs. Dans la motion de protestation lue par le secrétaire général adjoint de la Cstb, Paul Issè Eko, les enseignants, après avoir fait l’état des lieux du système éducatif béninois, ont tout d’abord dénoncé et condamné la non satisfaction des revendications des personnels du secteur de l’Education surtout en cette veille de rentrée scolaire, la non tenue des promesses faites, l’extrême lenteur des divers processus de reversement, les tentatives de négation de l’existence de la Fédération des syndicats de l’éducation nationale comme regroupement d’organisations syndicales du secteur de l’éducation. Par la même occasion, ils ont réclamé le respect scrupuleux des libertés syndicales, l’arrêt immédiat des nouveaux programmes d’études, la prise d’un engagement formel pour porter à 60 ans l’âge d’admission à la retraite, le rétablissement des salaires des contractuels depuis la promotion 2005 etc. Après avoir reçu ladite motion, M. Karim Banni a exhorté les manifestants à plus de patience. Car selon lui, la lenteur dans la satisfaction de leurs revendications relatives au reversement est due à des perturbations liées au mouvement de grève du personnel de ce ministère. Il n’a pas manqué de préciser que le ministre de la Fonction publique, Kint Aguiar met les bouchées double afin que cette situation soit rétablie. Il faut noter que la Fédération des syndicats de l’Education nationale affiliée à la Cstb regroupe une vingtaine de syndicats de la maternelle, du primaire, secondaire et de l’Enseignement technique dont le secrétaire général est Fulgence Afouda.
Juliette B.CHECONY
Journal 24 HEURES AU BENIN 30/09/09
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