RENCONTRE GOUVERNEMENT- SYNDICATS A LA BOURSE DU TRAVAIL : La rentrée scolaire sauvée de justesse
Une rencontre entre une délégation ministérielle et le Front d’action des syndicats des trois ordres de l’enseignement s’est tenue hier à la Bourse du travail. L’objectif de ces pourparlers est de faire le point de l’analyse par le gouvernement de la plate-forme revendicative déposée par le Front.Le gouvernement est dans la logique de satisfaire les revendications des enseignants. C’est du moins la conclusion qu’il convient de tirer de la démarche entreprise par le gouvernement, qui a tenu à rencontrer les responsables du Front d’action des syndicats des trois ordres de l’enseignement.
En effet, au cours de l’audience qu’il a accordée aux responsables du Front la semaine écoulée, le chef de l’Etat avait promis de faire l’étude de la plate-forme revendicative en conseil des ministres et de rendre compte aux intéressés. Depuis hier, c’est chose faite. Au nombre des décisions prises par le gouvernement, on retient la mise sur pied d’une commission qui va travailler et faire des propositions au gouvernement en ce qui concerne l’assurance-maladie fixée à 25.000 F par enseignant, l’indexation des salaires de 1,5%. Cette commission, aux dires des principaux ministres présents à cette rencontre, dispose de deux mois pour déposer ses propositions au gouvernement et surtout au Chef de l’Etat pour des décisions à prendre. Le 15 décembre constitue la date-butoir que propose le gouvernement pour procéder à la satisfaction des différents points de revendication du monde enseignant. Mais l’Etat est allé encore plus loin dans sa disposition à satisfaire les exigences des syndicats regroupés au sein du Front ; notamment la cruciale question de reversement des ex enseignants contractuels locaux en agents contractuels de l’Etat. Les trois ministres, Bernard Lani Davo, Félicien Chabi et Kint Aguiar ont informé les responsables du Front d’action des syndicats des trois ordres de l’enseignement que le processus de reversement sera terminé au plus tard en décembre, pour respecter la volonté du Chef de l’Etat à finir avec le reversement dans l’enseignement à la fin du délai de deux ans fixé par le président Boni Yayi. Cette décision vient un peu comme pour couper l’herbe sous les pieds des différentes commissions mises sur pied pour étudier et mettre en exécution le reversement. Pour joindre l’acte à la parole, le gouvernement a doté les services du ministère du Travail de micro ordinateurs afin que soient attribués dans les délais les numéros matricules aux dossiers encore en souffrance.
Bonne foi
En réaction à ces différentes propositions du gouvernement, le Front d’action des syndicats des trois ordres de l’enseignement a estimé qu’il faut donner une chance au gouvernement afin qu’il fasse la preuve de sa bonne foi. Aussi les syndicalistes ont-ils fait des propositions qui visent à suivre les travaux de la commission de près. Ainsi, toutes les deux semaines, les membres de la commission sont tenus de faire le point de l’évolution de leurs travaux aux responsables du Front.
En prenant l’initiative de rencontrer le Front d’action des syndicats des trois ordres de l’enseignement, le gouvernement joue à coup sûr la carte de l’apaisement, à la veille d’une rentrée scolaire des plus indécises il y a encore quelques jours, au regard des menaces qui y planaient. Mais avec la démarche et les initiatives entreprises par le gouvernement, on a des raisons de croire que la rentrée scolaire est placée sous de bons auspices.
Pourvu que le gouvernement respecte ses engagements, afin que l’année scolaire se déroule dans les conditions normales souhaitées.
Écrit par Valère D. MEDEGNONWA
Journal NOUVELLE EXPRESSION 01/10/09
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