Politique nationale: Acharnement contre Edgar Alia
La bataille pour la conquête de la commune de Savalou est rude entre le député Edgar Alia et son pire adversaire Désiré Adadja. Et quand le roi de cette cité Tossoh Gbaguidi, se mêle de la partie et se range du côté du ministre Adadja alors, le député Alia peut dire adieu à sa carrière politique.Deux événements concernant l’avenir politique du député Edgar Alia se sont produits pendant le week-end écoulé et le début de cette semaine sans vraiment attirer l’attention de l’opinion nationale. Pourtant, ces deux événements sont tout simplement en train de sceller le sort du député Edgar Alia dans cette commune qui, il y a deux ans était sa chasse gardée. Le premier évènement est relatif à la création du mouvement dénommé Fudes à l’Est de la ville de Savalou le week-end dernier. Les pionniers de ce mouvement ne sont autres que le ministre de la Communication Désiré Adadja, bête noire du député Edgar Alia et son alter ego le controversé ministre des Travaux publics Nicaise Fagnon. Le second évènement concerne l’audience accordée au roi de Savalou Tossoh Gbaguidi par le président de la République Boni Yayi en début de cette semaine. Deux événements qui se sont produits à des moments et à des lieux différents mais, qui ont tous un même but : abattre politiquement l’adversaire commun, Edgar Alia, tombé en disgrâce auprès du chef de l’Etat depuis qu’il a commencé à prendre ces distances d’avec le Changement. Et ils ont de fortes chances de réussir leur pari. La coalition contre le député Alia est trop forte et a le soutien du chef de l’Etat Boni Yayi. Les griefs relevés contre lui sont aussi éloquents. L’honorable Alia est en effet accusé de soutenir le président Boni Yayi le jour et d’être son plus farouche opposant la nuit. Vraies ou fausses, ces accusations risquent de peser lourdement contre le député humanitaire Alia dans les prochaines joutes électorales. Outre le fait que cette guéguerre entre la coalition Adadja-roi Gbaguidi contre Alia risque de diviser les fils de Savalou, mais le député humanitaire risque de perdre des plumes. Il y a deux ans, il était le seul coq dans la basse cour à Savalou. Aujourd’hui, son fief se réduit chaque jour que Dieu fait, comme une peau de chagrin. Seul contre tous, il devra batailler dur aux prochaines élections législatives.
Jean-Claude Mahugnon
Journal 24 HEURES AU BENIN 02/10/09
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