Pour non respect de ses engagements: Parakou en passe de lâcher Boni Yayi
La ville de Parakou considérée à tort ou à raison comme le fief du président de la République Boni Yayi, est en passe de basculer dans le camp de l’opposition, du moins, une partie de sa population. Celle-ci ne croit plus aux promesses du chantre de l’émergence du Bénin et cherche un autre leader.Une frange de la population de Parakou est de plus en plus remontée contre le régime du président Boni Yayi. Pour ces habitants de la cité des Kobourou, le développement de leur commune est jeté aux calendes grecques par celui qui en 2006 s’affirmait comme l’homme de l’émergence. Dans tous les coins de rue, ils sont décidés à battre le macadam pour protester contre la gestion du Bénin en général et la ville de Parakou en particulier où le pouvoir est embrigadé par un groupuscule d’hommes inexpérimentés dans les questions de développement social. Pour ces populations, le développement de la ville de Parakou ne préoccupe guère Boni Yayi et ses collaborateurs. C’est la raison pour laquelle le chef de l’Etat tarde à signer le décret autorisant la municipalité à recourir à l’emprunt obligataire qui pourrait un tant soit peu résorber les nombreux problèmes dans lesquels les "yayistes" l’ont plongé. Ces Parakois accusent également le président Boni Yayi de vouloir transformer leur maire Soulé Allagbé en griot du régime du Changement. Forts de ces reproches, ils sont décidés à chercher leur messie ailleurs loin des Fcbe et des chantres du Changement. « Nous sommes prêts à tourner dos à Boni Yayi en 2011 car, il ne pense pas au développement de notre ville », ne cessent de crier certains leaders d’opinion de Parakou sur les stations radios de la ville. D’autres disent avoir déjà fait leur choix pour 2011 et ils ne se pardonneront jamais l’erreur commise en 2006 en croyant aux promesses électorales de Boni Yayi. La fronde contre Boni Yayi a atteint son plus grand niveau à Parakou. Le président doit désormais oublier que Parakou est son fief car le divorce avec les Cauris est consommé à Parakou disent-ils. Dans une union sacrée ils sont disposés à soutenir en 2011 un autre candidat contre Boni Yayi. Entre les Cauris et Parakou, la lune de miel est donc terminée.
De Rocher CHEMBESSI ( Cor)
Journal 24 HEURES AU BENIN 02/10/09
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