Maintien du maire de Dangbo en prison : Topanou a donné des instructions pour

Publié le par MJPAC-ABT

Alors qu’il a été libéré par le tribunal de première instance de Porto-Novo, le maire de Dangbo, Clément Gnonlonfoun n’a pas recouvré sa liberté. Ce fut une surprise générale dans le rang des juristes en particulier et des citoyens en général. Aujourd’hui, la preuve est établie que c’est le gouvernement de Boni Yayi par le biais de Victor Topanou, ministre de la Justice qui a empêché la libération du maire.
Comme s’il se reprochait quelque chose, le ministre de la Justice, porte-parole du gouvernement qui a perdu l’habitude de rencontrer les hommes des médias a curieusement ressenti le besoin d’un point de presse. C’est ainsi que le 24 septembre dernier, soit 24 heures après la libération du maire ordonnée par le tribunal mais refusée par le gouvernement de Boni Yayi, le ministre de la Justice s’est prononcé.
Au cours cet exercice, Topanou a entretenu le mensonge. Il s’est proprement moqué des hommes des médias et du peuple béninois tout entier en disant ce jour là que le gouvernement n’a instruit personne, encore moins lui garde des Sceaux, pour maintenir le maire de Dangbo en prison.
Aujourd’hui, le masque est tombé. La preuve que le régime de Boni Yayi est un régime pourri qui ne transpire que le mensonge, la corruption, la brimade et l’exclusion est là de manière indéniable. Il est clair que Topanou a bel et bien donné des instructions pour que le maire de Dangbo ne recouvre pas sa liberté.
Franchement, qu’est ce qui peut amener un intellectuel de ce rang a menti sereinement à la population ? Quand on visualise à nouveau la bande du fameux point de presse, le visage angélique que présentait Topanou n’était alors qu’un visage trompeur.
Quand Topanou disait calmement le 24 septembre 2009 que le dossier Dangbo est une affaire interne à la commune de Dangbo et donc l’intérêt de l’Etat n’est pas en jeu, il savait pertinemment qu’il trompait le peuple. Malheureusement, il n’avait jamais su que son mensonge allait lui revenir en plein visage pour éroder définitivement sa crédibilité. Triste sort pour ce laudateur du Changement.

Ecrit par Romain L. Kiki
Journal LE GRAND JOURNAL 06/10/09


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Publié dans Politique nationale

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